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[Tome deuxième.]
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?ont chacun la moitié de la sphère ; dans tous les autrescas , il y a également deux segmens, mais l’un est pluspetit et l’autre plus grand que la moitié de la sphère.( Voy. Sphère .)

On désigne encore sous le nom de segment des par-ties des figures curvilignes.

SÉLÉNOGRAPHIE. (dut.) (de lune, et de.

‘yfttvju, je décris.) Description de la lune.

Quoique la sélénograpliie n'existe comme scienceque depuis l’invention des lunettes , les anciens avaientdéjà proposé sur la nature de la lune des hypothèsestrès-remarquables dont quelques unes se trouvent con-firmées de nos jours. Ainsi , Démocrite enseignait queles taches n’étaient autre chose que des ombres forméespar la hauteur excessive des montagnes de la lune etqui, interceptant le passage de la lumière, dans lesparties moins élevées de cette planète, ou les vallées,formaient ces ombres ou taches que nous observons.Plutarque fut encore plus loin, car il conjectura que lalune devait avoir dans son sein des mers ou des ca-vernes profondes ; il disait que les grandes ombres quel’on aperçoit sur le disque de cette planète étaient cau-sées par de vastes mers qui ne pouvaient pas réfléchir unelumièreaussi vive que les autres parties plus opaques,ou par des cavernes extrêmement étendues et pro-fondes, dans lesquelles les rayons du soleil étaient ab-sorbés. Il croyait en outre que la lune ne pouvait êtrehabitée parce qu’elle n’avait ni nuages , ni pluies , nivents , et par conséquent ni plantes, ni animaux.

En comparant ces idées avec les résultats de l’étndcapprofondie des astronomes modernes, on ne peutqu’admirer cette prodigieuse faculté que possède le gé-nie, de pressentir la vérité.

Lorsque Galilée eut construit des lunettes d’approcheen iGoç), il vit tout de suite que la lune avait des mon-tagnes et des cavités, et dès lors les astronomes s’occu-pèrent à l’envi de décrire les parties de ce corps sin-gulier. En 1647 , Hévélius fit de cette description le su-jet d’un grand ouvrage intitulé Sélénographie , où lalune est représentée dans toutes ses phases et sous tousles points de vue. Depuis, Riccioli, Cassini, la Ilire,Lambert et lïersthel ont successivement perfectionnéles cartes de la lune, et l’on peut considérer aujourd’huices cartes comme plus exactes que nos meilleures cartesgéograph’ques. (vojy. Lune ).

SEMAINE. ( Chronologie. ) Durée composée de septjours.

Sept jours naturels ou astronomiques composent unesemaine, et se distinguent entre eux par les noms connusde tout le monde : dimanche, lundi, mardi, mercredi,jeudi, vendredi et samedi. Suivant le rapport de Moïse ,

les semaines doivent leur origine à lacréation du monde,parce que Dieu l’a achevée en six jours, et qu’il s’est re-posé le septième. Quant aux noms des jours qui les com-posent, nous les avons reçus des anciens astronomes, quiavaient consacré les jours de la semaine aux principalesplanètes; savoir : le premier, au soleil, qu’ils nommaientDies solis , et que les chrétiens ont appelé jour du sei-gneur, Diesdominica, en français dimanche ; le second,à la lune, appelé pour celte raison Dies lunœ, en fran-çais lundi ; le troisième, à Mars, nommé Dies martis ,en français mardi ; le quatrième, à Mercure , appeléDies mcrcurii , en fi ançais mercredi ; le cinquième, àJupiter, nommé Dies jovis, en français jeudi ; lesixième, à Venus, nommé Dies veneris, en français vendredi ; et enfin le septième, à Saturne , appelé Diessalurni , en français samedi.

SEMBLABLE. ( Gcorn .) On nomme Jigures sembla-bles , les figures dont les angles sont égaux et dont lescôtés sont respectivement proportionnels. ( Voy. Simi»

LITUDE.)

SEPTENTRION, (dsl.) Région du ciel qui est ducôté du pôle arctique. Le septentrion se nomme aussile nord, c’est le côté opposé au midi ou sud. De ce nomvient l’épithète de septentrional qu’on donne à tout cequi est situé dans l’hémisphère arctique ou boréal, com-me signes septentrionaux, latitude septentrionale, etc.

SERIE. ( Alg .) Suite de nombres comme A -f- B-)- C -)- D -}- E -)- etc., à l’infini, liés entre eux par uneloi.

Lorsque par l’addition successive des termes d’unesérie on approche de plus en plus d’une même quantité,la série est dite convergente • telle est la série numé-rique

\ + 8 + ^ + ^ + à + T &+ etc -• • à rinfini »

dont la valeur s’approche d’autant plus de 1 qu’onprend un plus grand nombre de termes.

Lorsqu’au contraire par l’addition successive des ter-mes d’une série on obtient des quantités qui diffèrententre elles de plus en plus , la série est dite divergente ;Telle est

1 — 2- f “4 —8+ iG — 32 -)-G 4 — 128-j-etc/., à l’infini-

Nous avons yu au mot convergent les moyens detransformer toute série divergente en série conver-gente , et nous avons donné au mot mathématiques , 16et 17,1a déduction philosophique de l’algorithme desséries qui embrasse, comme nous le verrons plus loin,toutes les mathématiques modernes; ici nous allons con-sidérer cet algorithme sous le point de vue le plus