Band 
[Tome deuxième.]
Seite
505
JPEG-Download
 

A

SO

même suivant laquelle le son est produit, n'apported’autre modification que celle de son intensité et l’onentend, par exemple, un coup de canon api ès le mêmeintervalle de temps, quel que soit le côté vers lequel ilest tire. Ou a aussi observé la même vitesse dans untemps de brouillard ou de pluie que dans un beautemps.

La distance à laquelle un son transmis par l’air estencore perceptible à l’oreille ne peut être l’objet d’au-cune évaluation moyenne, car elle dépend de son in-tensité et par conséquent de toutes les circonstancescontingentes qui peuvent contribuer à modifier cetteintens té, telles que la direction des vents, les échos ,lesmontagnes, etc. On cite des exemples où l’on a entendudes sons à de très-grandes distances : à un siège deLènes les coups de canon se firent entendre à unedistance de 90 milles d’Italie . (Transactions philos.

n 3 .) Chladni rapporte qu’ét3nt à Witlemberg ilentendit distinctement les coups de canon de la batailled’Iéna, àunedisiance de 17 milles d’Allemagne (28'mues), moins par l’air, à la vérité, que par les ebrau-'einens des corps solides, car il appuyait son oreillecontre un mur.

Voyez pour la théorie de la propagation du son :Euler , De rnotu aëris in iuhis ; le même, Recherchess “r la propagation du son; Lagrange, Rech. sur lanature etlaprop. du son, tome 1 des lUém. de Turin ;Riccati, Belle corde owero fibre elustiche, Bologne1 7G7 j Young, Enquiry into the principalphœnornena

soumis an musical strings, 1784 ; Lambert, Sur lavitesse du son, Me'm. de Berlin , 1 7G8 ; Trembley,Observations sur le mouvement des fluides, Mém. deBerlin , 1801 ; d’Alenibert, Traité de l’équilibre et dumouvement des fluides ; Chladni , Traité d’acoustique;Boisson, Sur la théorie du son, Journal de l’écolepolytec. , tome vii. Vovez aussi dans ce dictionnaireles mots : Acoustique , Lcno et Portevoix,

SOSIGÈNES . L’un des astronomes de l’école d’A-lexandrie, qui furent appelés à Rome par Jules César ,pour opérer la réforme du calendrier. Il n’est connudans la science que par la part importante qu’il prit àce travail, et l’on ignore absolument le lieu et l’épo-que de sa naissance. Ce fut lui qui détermina César àadoptei 1 anuée solaire; il négligea les fractions de lalimitation de cette année par Hipparque , et il la fixa àtiois ceilt misante cinq jours six heures ; c’est le calen-diiei de Sosigènes que César fit adopter par le monderomain et qui a reçu le nom de Julien. (Voy. Calen-drier )

SOTH 1 AQLE (dsi.) La période sothiaque ou cani-culaire est une ancienne période de 1460 ans, qui ra-

TOUS (I.

SO 505

menait le commencement des saisons aux mêmes joursde l’année égyptienne.

SOUNORMALE. ( Géom .) On donne ce nom, dansla théorie des courbes, à la partie de l’axe comprise en-tre le pied de l’ordonnée et celui de la normale.

Soit AC une branche de courbe rapportée à l’axeAM (PI. 57, fig. 11) : si; par un quelconque de ses pointsC dont CP est l’ordonnée, on lui-mène la tangente CT,puisqu’on tire de ce même point C une perpendicu-laire CD à la tangente, la partie PD de l’axe intercep-tée entre l’ordonnée CP et la perpendiculaire ou lanormale CD sera la sounormale.

On peut obtenir l’expression générale de la sounor-male dans une courbe quelconque, de la manière sui-vante : Menons d’abord une autre ordonnée P’C’ pro-longée jusqu’à ce qu’elle rencontre la tangente, rt ensuitela droite Cm parallèle à l’axe. Le triangle rectangle CPDsera semblable nu triangle rectangle CmC et nous aurons

CP : PD : : Cm : Cm

d’où

PD _ CP X C "*

Cm

Si nous supposons maintenant que PP' est infinimentpetit ou la différentielle de l’abscisse AP, Cm sera ladifférentielle de l’ordonnée, et en faisant CP = y,Cm — dy AP — x , Cm = PP' = dx il viendra (a)

sounormale =.

dx

expression qui fera connaître la valeur de la sounor-male dans une courbe quelconque en y substituant lesvaleurs de dy et de dx tirées de l’équation de la courbe.

Proposons, pour exemple , de chercher la valeur dela sounormale dans les sections coniques. L’cquation ducercle, rapportée au sommet, étant

y 2 = nax — x 2

on en tire, en différentiant,

lydy = 2 adx — 2 xdx

d’où

dy a—x

dx y

substituant cette valeur dans (a) il vientsounormale = a — x

Dans le cercle, la sounormale est donc toujours égale àla différence entre le rayon cl l’abscisse.

L’équation de la parabole/’ =px fournit

U