Band 
[Tome deuxième.]
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leurs calculs des tables des sinus naturels, dont les plusétendues sont celles de Rheticus , publiées e.u i6i3 , parPiliscus. ( Voy. sur ce sujet une note de M. de Pmny,insérée dans les Me'm. de l’Ins iiul, et intitulée : Eclair-cissement sur un point de Chistoire des tables trigono-tnëlriques.') C e grand travail suffirait pour immortali-ser sou auteur s* l'histoire de la science ne devait encorele citer parmi les premiers propagateurs du véritablesystème du monde. {F«y. Rheticus .)

Ce que nous avons dit au mol Logarithme sur lesprincipales tables logarithmiques , publiées jusqu à cejour, nous dispense de parler ici de ces laides devenues1 instrument universel des calculs astronomiques et g'O-desiques, mais nous ne pouvons passer sous s11■ nce dev tetes tables manuscrites à la cnn-tmclion de quellesSl: ‘attache une anecdote tiès-curie.use, et dont la publi-ctilinn intéiesse, l'honneur national. Voici le fait • lors-que le gouvernement français eut décrété l’établ sse-du nt d’un nouveau système métrique , il devint néces-saire de composer des tables trigonotnétriques pour ladivision du quart de cercle en 100 degrés, commeau 'Si de rapporter à ce te division toutes les autres ta-bles astronomiques. M. de Ptony, alors directeur ducadastre, fut charge de cet immense travail., et il ne luifui pas difficile de reconnaître que, même en s’associanttrois ou quatre habiles cooperateurs , la plus grandedurée présumable de sa vie ne lui suffirait pas pour• emplir scs eng.gemens. Dois le morne' t où il était leplus préoccupé de cette difficulté qui lui paraissait in-surmontable, M. de Pronv vit sur l’étalage d’un li-braire la belle édition anglaise de Smith , faite à Lon-dres en 1776; il ouvrit le livre au hasard et tomba surle premier chapitre qui traite de la division du travailet cù la fabrication dcsépingles est citée pour exemple.A peine avait-il parcouru les premières pages , que parnue espèce d’inspiration il conçut l'espérance de mettreles logarithmes en manufacture comme les épingles. 11faisait en ce moment à l’Ecole Polytechnique des leçonssur une partie de la science lice à ce genre de travail,le calcul des différences et ses applications à l’interpo-lation. Il alla passer quelques jours à la campagne et re-vint à Paris avec le plan de fabrication qui a été suividans l’exécution.

Quand on saura que ces tables, terminées dans uncouit espace de temps, embrassent dix sept grands vo-lumes in-folio , on pourra se faire une idée de ce tra-vail qui forme le monument de calcul le plus vaste et leplus imposant qui ail jamais été exécuté ou conçu.(Rapport fait à l’Insiitut sur ces tables par Lagrange ,Laplace et Delarnbre.) Ou trouve dans l’aveilissementp'acé eu tête des tables de Callel la nomenclature desdifférentes parties de cette belle opération , qui n’estP«int encore publiée malgré l'offre faite, il va quel-

ques années, par le gouvernement anglais au gouver-nement français d’imprimer ces tables aux fiais com-muns de la Frauce et de l’Angleterre. De tris monu-mens assurent cependant à la nation chez laquelle ilssont créés, un des genres de glo re qu’elle doit le plusambitionner ; il est infiniment à regretter qu’on laisseenfouie , en nianu-cril, une production j"gée sans égalepar 1rs Lagrnge, les Laplace, cl qu’on s’ob-tinc airnià courir les chances de son irréparable perte, qui peutêtre occasionnée par un de es accideus dont on a mal-heureusement tant d’exemples.

Les tables agronomiques proprement dites sont desSuites de nombres qui indiquent les situations et lesmouvemens des astres ou qui servent à les calculer. Lesplus anciennes de cette espèce de tables sont cellesque Ptolémée a données dans son Almageste , et quifurent ensuite rectifiées et augmentées par Alphonse,roi de Castille, en 19 . 5 a, voy. Alphonse. Depuis la re-naissance des sciences eu Europe , et particulièrementdepuis la restauration du véritable système du mondepar Copernic , le nombre des tables astronomiques atoujours été en croissant , et le degré de perfection oùelles ont été portées ne peut qu’exciter l'admiration.Nous allons indiquer succinctement, dans leur ordrechronologique les plus remarquables et les plus estiméesde ces tibles.

Copernic , après trentcans d’observations et de calcul,publia une nouvelle collection de tables des mmivei euscélestes en 1 543, dans son ouvrage à jamais mémorableDe révolutionibus orbium celestium. Ces tables furentsuccessivement corrigées et augmentées pa les obseï va-rions des autres astronomes, et devinrent les plus cor-rectes de toutes celles qui parurent avnt la public tiondes célèbres tables rudolphiaes , ouvrage de Tvclio-Brulié et de Képler . Ces dernières furent publiées en1697 à Limz.

Les tables rudolphines, réimprimées à Paris en tG5o,servirent de modèle à un grand nombre de tables dontles auteurs s'efforcèrent de rendre la forme plus com-mode. Telles sont entre autres :

Christiani Reinharti , tabulas astronomicœ, iG3o.

Pbilippi Lansbergii, tabulas motuum, etc., iG3a.

Ismael Bouillau, a tronomia philolaica, i645.

Marie Cunilz, urania propitia, i(j5o.

B. Riccipli, tabuler notice aslron., etc., i6G5.

Les tables de Street, surnommées tables carolines ,publiées d’abord à Londres en 1 G 61 .puisa Nuremberg en 1705 , ont été considérées pendant long temps commeles plus parfiitcs; elles ont été employées généralementjusqu’à la publication des tables de Laliire, dout la su-périorité était tellement incontestable que tous lesastronomes en adoptèrent l'usage.