TE
TE
557
latitude
du
milieu du degre : .
LONGUEURS
des
DEGRÉS EN TOISES.
NOMS
DES OBSERVATEURS.
o"
0°
56 7 53
Bouguer, Godin , La Condamine , au Pérou .
33
18 A
5 7 o3 7
Lacaille, au Cap.
39
I 2
56888
Mason et Dixon , aux Etats-Unis .
43
I
56979
Boscovich et Maire , Etats-Romains.
4i
44
57024
45
O
57028
Cassini deThury, Lacaille, France
45
57
56881
43
43
5 7 o86
Id.
49
23
57069
<36
30
5 7 422
Tous ces degrés sont dans l’hémisphère boréal, saufle second mesuré par Lacaille dans l’hémisphère aus-tral. Nous devons faire observer en outre que l’exac-titude des observations de Lisganig a été mise endoute.
Si l’aplatissement de la terre vers les pôles résultepositivement de ces mesures , il n’est guère possibled’en rien conclure sur la nature de la courbe du méri-dien ni sur la quautité de l’aplatissement, car en lescombinant deux à deux, pour en déduire le rapport desaxes de 1 ellipsoïde supposé, on obtient des résultats en-tièrement discordans. Par exemple le degré du Pérou comparé à celui, du cercle polaire donne pour l’apla-tissement try > tandis que, comparé avec le degré dePicard , il donne -jfj-; le degré austral comparé à celuide l’équateur donne Euler {Acad, de Berlin , 1752),en discutant ces résultats, a trouvé que les degrés duPérou, de la Laponie , et le degré austral se concilientassez heureusement avec la figure elliptique et donnentun aplatissement de ^ , mais le degré de la France se refuse absolument à cette conciliation.
Les différences qui se font remarquer dans ces rap-
ports ont fait penser que les méridiens de la terre n’é-taient pas des ellipses , ni même des courbes semblables.La mesure de Lacaille, du degré austral , mesurefaite avec la plus stricte exactitude, semble annoncer enoutre que l’aplatissement est plus considérable dansl’hémisphère austral que dans l’hémisphère boréal. Dansla grande mesure des douze degrés opérée par Délambreet Méchain , pour l’établissement du nouveau systèmemétrique français (voy. Mesure) , on remai que dansun certain nombre de ces degrés une marche irré-gulière , des sauts brusques, qui s’écartent de la figureelliptique. Cependant on ne fera guère d’erreur biensensible en considérant la totalité d’un méridiencomme elliptique: c’est du moins ce qui résulte des me-sures les plus nouvelles exécutées par les savans anglais ,sur des bases plus larges et avec les précautions les plusminutieuses.
Comme nous ne pouvons entrer dans les détails de cesopérations, nous allons , pour terminer tout ce qui arapport aux mesures des degrés terrestres, réunir dansun tableau, en les exprimant en mètres, celles que l’onregarde comme les plus exactes.
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(58