o58
TE
TE
CONTRÉE.
amplitude
de
l’arc mesure.
LATITUDE
du
MILIEU DE L’ARC.
1
LONGUEUR
du
DEGRÉ EN METRES.
NOMS
DES OBSERVATEURS.
1° 37 19"
66° 20' 4o"
00
00
Svanberg.
3 35 o5
58 17 37
111 362
Struve.
Angleterre.
3 57 i3
52 35 45
III 241
Roy, Rater.
8 20 00
46 52 02
III 211
Lacaille , Cassini.
ti 22 13
44 5i 02
in 108
Rome.
2 9 kl
42 59 00
III 025
1 28 45
3g 12 00
I 10 880
Mason , Dixon.
Cap.
i i3 17,5
33 18 3o
in i63
Lacaille.
i5 57 40
16 08 22
110 653
Lainbton , Everest.
i 34 56
12 32 21
110 644
Lambton.
3 7 3
1 3i 00
110 582
L’ensemble de ces mesures donne les dimensions gé-nérales suivantes pour le globe terrestre :
Diamètre équatorial... 12754863 mètres.
Diamètre polaire. 12712251
Différence ou aplat.... 42612Ainsi le rapport des deux diamètres de la terre est àpeu près celui de 298 à 299 , ou l’aplatissement est unpeu plus grand que
Ce dernier résultat s’accorde trop exactement avecceux qu’ou obtient par d’autres moyens , dont nousallons parler, pour qu’il soit hors de doute que les di-mensions de la terre sont connues aujourd’hui à undegré satisfaisant d’approximation. En effet, nousavons dit que, depuis l’expcrience de Richer, il avaitété généralement reconnu que le pendule à secondesvarie de longueur sous les différentes latitudes et quela cause principale de cette variation est la rotation dela terre sur son axe , rotation qui doit donner auxcorps situés à la surface une force centrifuge dont l’effetest de neutraliser une partie de la force de la pesanteur,en vertu de laquelle ces corps tendent vers le centre.Or, le mouvement d’un pendule est produit par la chutedu corps pesant qui le compose , et, toutes choses éga-les d’ailleurs, la vitesse de la chute doit être évidem-ment d’autant plus grande que la force qui la déter-mine a plus d’intensité. Nous avons vu autre part ( voy.Pendule) que c’est la vitesse acquise dans la chute quiforce, par la résistance du point de suspension , le pen-dule a remonter, de sorte que la durée d’une oscillationest intimement liée avec l’intensité de la force de lapesanteur et donne les moyens de la déterminer com-parativement. Mais la force centrifuge due à la rota-
tion de la terre et qui agit en sens inverse de la pesan-teur est nécessairement la plus grande à l’équateur, etdoit aller continuellement en décroissant de l’équateurvers le pôle , puisque les cercles décrits dans la mêmedurée de 24 heures par les divers points d’un méridienterrestre sont d’autant plus petits que ces points sontplus près du pôle, où la force centrifuge devient nulle.
Ainsi, dans le cas où la terre serait une sphère par-faite, comme à tous les points de sa surface la force dela pesanteur serait la même, les modifications de cetteforce constante , par l’influence des diverses forces cen-trifuges, dont les corps placés à ces points sont animés,suivraient exactement les lois de l’accroissement régu-lier de la force centrifuge , depuis le pôle où elle estnulle , jusqu’à l’équateur où elle est la plus grande; et,d’après la théorie des forces centrales, connaissant lenombre des vibrations d’un pendule, d’une longueuriuvariable , sous une latitude donnée et pendant unedurée quelconque , on pourrait calculer exactement lenombre des vibrations qu’il exécuterait pendant lamême durée de temps sous toute autre latitude. Maissi la terre n’est point une sphère parfaite , les résultatsde l’expérience ne pourront plus s’accorder avec ceuxdu calcul, et cette différence produite par l’induencede la forme particulière de la terre peut devenir,comme nous allons le voir, un moyen de déterminercette forme.
La pesanteur ou la gravité d’un corps, abstractionfaite de la force centrifuge, résulte, connue nous l’avonsdit ailleurs, de l’attraction de la terre ; cette attractionn’est pas une force simple , mais une force composéeproduite par les attractions réunies de toutes les parti-