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enseignés depuis long- temps dans les écoles de laGrèce .
Quoiqu’il en soit de cette particularité historique surlaquelle nous avons insisté à dessein dans plusieurs ar-hcles de ce dictionnaire, ce n’est du moins qu’au retourde ses voyages que Tlialès fonda l’école d’Ionie , dont1 étude des mathématiques prenait le principal ensei-gnement. En faisant l’histoire spéciale de chaque bran-che de la science, nous avons eu soin de remonter à l’o-ri gine des connaissances et des premières recherchesdont elles furent l’objet, et nous avons par conséquentMentionné la part qne ces travaux de Thalès eurent àleur production ou à leur perfectionnement. (VoyezEcole d’alexandrie, Arithmétique, Astronomie . Géomé-trie, etc.) Thalès n’a point laissé d’écrits ou plutôt ceuxqu’il a dûcomposer n’ont pu traverser l’abîme des tempse t venir jusqu’à nous. On lui a attribué, peut-être avecra| son , la plupart des doctrines principales qui furentenseignées après lui dans l’école dont il fut le fonda-teur, doctrines parmi lesquelles il faut distinguer lagéométrie, plusieurs découvertes sur les propriétés dutriangle et du cercle, et en astronomie la sphéricité de laterre et la vraie cause des éclipses de lune et de soleil.Thalès mourut dans un âge fort avancé, durant laEVIII 6 olympiade.
THÉODOLITE. (Géodésie.) Instrument dont on ses ert pour mesurer les angles dans les opérations géodé-siques. Son nom a été formé de itopa,! voir, et de dosdistance.
Il existe plusieurs espèces de théodolites , mais tousces instrumenssecomposentengénéral d’un cerclegraduésur lequel tourne une alidade sui montée d’une lunette.Cette lunette est disposée de manière à pouvoir s’élever°u s’abaisser, et la quantité dont sa direction diffère decelle de la ligne horizontale se trouve indiquée sur undemi-cercle vertical. De cette manière , lorsque l’instru-ment est placé dans le plan de l’horizon , on peut mesu-rer tous les angles horizontaux et verticaux. La figure 7de la planche 46 représente un théodolite.
TIMïODOSE, géomètre célèbre de l’antiquité , nédans la Bithynie, suivant Vossius , dont l’opinion a étéa doptée par tous les historiens delà science, est aussinommé quelquefois Théodose de Tripoli , et confonduainsi avec un philosophe sceptique de ce nom , quiVivait a la fin du dixième siècle de notre ère. Théodose
géomètre, contemporain des astronomes Sosigènes etGéminus de Rhodes, existait ainsi cinquante ans avant1 ere chrétienne. Parmi ceux de ses travaux qui sont ve-nus jusqu’à nous, on doit citer un Traité de la sphère,qui a conservé à son auteur un rang distingué dans l’his-toire de la science. Cet ouvrage est divisé en trois livres,
dont les deux premiers offrent un exposé systématiquedes vérités trouvées avant Théodose dans cette branchede la science. Le troisième livre renferme plusieurs pro-positions fort remarquables , et d’une difficulté assezgrande pour qu’elles aient été l’objet des commentairesde Pappus. Montucla regarde cet ouvrage de Théo-dose comme un des plus précieux monumens de lagéométrie ancienne. Un astronome moderne en porteun jugement fort différent et très-sévère. Cependantle Traité de la sphère de Théodose a été long-temps unouvrage classique en astronomiej traduit en arabe, ilfut traduit ensuite de cette langue eu latin par un géo-mètre italien et imprimé à Venise en i5i 8 . Le textegrec a été publié, avec une version latine, par J. Pena,mathématicien français, et imprimé à Paris eh 1 558.Cet ouvrage a été successivement l’objet d’une étudesérieuse de la part de Maurolycus , de Clavius, du pèreMersenne, d’Isaac Barrow , etc. Les autres opusculesde Théodose offrent aujourd’hui peu d’intérêt. On nesait rien sur cet ancien géomètre. Strabon (I.ib. XII)nous apprend seulement qu’il avait deux fils qui culti-vaient les mathématiques avec succès.
THÉON , d’Alexandrie, l’un des plus illustres maîtresde cette grande et célèbre école, vivait durant la se-conde moitié du IV" siècle de notre ère, et il est l’undes derniers géomètres qui maintinrent, à Alexandrie ,l’éclat que l’étude des sciences mathématiques y avaitsi long-temps jeté. Il observa, eu 365, des éclipses delune et de soleil ; mais il nous laissa ignorer les moyensqu’il employa pour les calculer. Les seuls ouvrages quinous restent de lui sont : un Commentaire sur les élé-mens d’Euclids, et un autre sur V Almageste. Peut-êtreThéon est-il moins célèbre dans l’histoire de la sciencepar ses travaux, fort estimables d’ailleurs et qui ontlong-temps exercé la patience des plus savans commen-tateurs, que comme père de la savante et malheureuseHypatia . On croit généralement que c’est pour elle etpour son fils Epiphane qu’il avait composé les ouvra-ges dont nous venons de parler. Voy. Hïpatia et Ecole b’Alexandrie .
THÉORÈME. C’est, en mathématiques, une propo-sition qui énonce une vérité concernant la nature ou lespropriétés d’un objet; par exe.mple , la proposition : lasomme des trois angles d’un triangle est équivalente hcelle de deux angles droits est un Théorème.
Un théorème est toujours une proposition synthéti-que, car il ajoute à la connaissance que nous avons déjàde l’objet des déterminations nouvelles de sa nature, iln’est donc jamais évident par lui-même comme unaxiome qui est une simple proposition d’identité, etdemande une démonstration pour devenir certain.