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landais nommé Drebbel . Il fut perfectionné ensuitepar les académiciens de Florence dans le xvn e siècle,mais ce n’est que long-temps après que Farenheit, àDantzick , et Rcaumur en France , découvrirent enmême temps les principes exacts de sa construction.
Le thermomètre le plus en usage maintenant estcelui qu’on nomme thermomètre de Deluc, parce quece célèbre physicien en a fait l’objet d’un grand nombrede recherches. L’appareil dont il se compose et quenous allons décrire ne diffère pas de ceux de Farenheitet de Réaumur.
Ayant pris un tube de verre MN (PI. 58, fig. 8), bienexactement calibré, qui porte à l’une de ses extrémitésN une boule de verre N O, on chauffe cette boule, l’ex-trcmité M du tube étant ouverte , afin de dilater l’airqu’il renferme , puis on le renverse et on le plonge parle bout M dans un verre plein de mercure. A mesureque l’air intérieur se condense en se refroidissant, lemercure monte dans le tube par la pression extérieurede l’atmosphère. Quand le tube et une partie de laboule sont remplis de mercure, on retourne l’instru-ment et on ferme hermétiquement l’extrémité ouverteà la lampe d’éntailleur. Cette première constructionétant faite, on plonge la boule dans l’eau bouillante etalors le mercure en se dilatant monte dans le tube jus-qu’à un point B qu’on appelle point d'ébullition etauquel il demeure constamment tant que la boule deverre reste dans l’eau bouillante. On plonge ensuite laboule dans la glace fondante , le mercure descend jus-qu’à un point A où il demeure constamment fixé tantque la glace n’est pas entièrement fondue. Ce point Ase nomme point de congélation naturelle. La distanceAB, entre les points ainsi déterminés, se nomme la dis-tance fondamentale , c’est elle qui sert à construirel’échelle d’après laquelle on estime les degrés dé lachaleur selon le plus ou le moins de hauteur de la co-lonne de mercure. Ainsi, après avoir attaché le tubesur une petite planche, on divise la distance fondamen-tale AB en 8o parties égales et l’on continue de mar-quer des divisions égales au-dessous de A et au-dessusde B, aussi loin que le tube peut s’étendre. En A onmarque zéro et l'on commence à compter de ce pointsoit en allant vers le haut ou vers le bas. Dans l’usagepopulaire du thermomètre les degrés au-dessus de zérose nomment les degrés de chaleur, et les degrés au-dessous les degrés de froid.
Le thermomètre dit de Réaumur renferme de l’espritde vin coloré au lieu de mercure, mais son échelle estla même que celle dont nous venons de donner laconstruction. C’est Réaumur qui, le premier, marqua ole point de congélation et 8o celui d’chullilion.
Le thermomètre île Farenheit est de mercure commecelui de Deluc, seulement les échelles sont différentes
la distance fondamentale AB y est divisée en t8o parties■ou degrés et le zéro se trouve placé au-dessous de A àune distance égale à 3 1 de ces parties , ce sorte que lepoint de congélation naturelle est marqué 3v.° et celuid’ébull tion 212 0 . Le point zéro de ce thermomètre,se nomme point de congélation artificielle , parce qu’ilcorrespond à un degré de froid obtenu par un mélangéde neige et d’ammoniaque.
D’autres physiciens ont adopté des échelles diffé-rentes parmi lesquelles nous devons particulièrementdistinguer celle du thermomètre suédois dit thermo-mètre de Celsius , adopté par les chimistes français sousle nom de thermomètre centigrade. La distance fonda-mentale étant divisée en 100 parties égales, le pointd’ébullitiou est marqué ioo° dans ce thermomètre et lepoint de congélation naturelle o.
Le thermomètre à mercure de Celsius, ou centi-grade, et celui de Réaumur ou plutôt de Deluc, sont lesseuls dont 1rs savans français font usage. Les Anglais emploient le thermomètre de Farenheit. On peut aisé-ment trouver la correspondance des degrés de ces di-vers inslrumens, ou réduire le nombre des degrésindiqués par un de ces thermomètres aux nombres desdegrés indiqués par les autres , dans les mêmes circon-stances, à l’aide des relations très-simples qui suivent.
Soit R le nombre de degrés sur l’échelle de Delucou de Rcaumur , F celui de l’échelle de Farenheit et Ccelui de l’échelle centigrade. On a
i°. Pour convertir les degrés Réaumur en degrésFarenheit ;
9 ^
4
+ 3a = F.
2 0 . Pour convertir les degrés Farenheit en degrésRéaumur :
4(F-32) _
r. ~ "•
3". Pour convertir les degrés de Réaumur en degréscentigrades et vice versa :
5.R _ 4-C_
T ’ ~5~
4°. Pour convertir les degrés de Farenheit en degréscentigrades et vice versa :
i(F-3£) = c
+ 3a = F
On doit observer, dans l’emploi de ces formules, dedonner le signe + au nombre qui exprime les degié’dans une échelle quelconque), lorsque ces degrés sontau-dessus du zéro de l’échchV: > et I e s ’g ne loisqueles degrés sont au-dessous du zéro. Proposons-nous,