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Tome premier.
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un de ces enduits, dont on s’est encore occupéde nos jours, propres à garantir les corps del’action du feu et que les Romains ont ensuiteemployés habituellement dans leurs guerres, (i )Le poème de Lucrèce est à-la-fois l’un desplus beaux monumens de la poésie latine, et leplus ancien dépôt delà philosophie des Romains;mais cet ouvrage, comme tous les autres écritsscientifiques des Latins, manque d’originalité ;car les sciences ne furent cultivées à Rome quesous le rapport historique : on les considéracomme des matières d’érudition, et non pascomme pouvant offrir des sujets de rechercheet de découverte. Lucrèce , qui suivait la philoso-phie d’Epicure , a traité dans son poème plusieurspoints importans de physique (a). On y trouve

(1 ) Auli Gellii, noctes atticæ, p. 792, lib. XV, cap. 1. —Ammiani Marccllini r/uæ supersunt, Lipsiæ, 1808; 3 vol.in-8, tom. I, p. 227, lib. XX, § 5 i.

( 2 ) Il nous semble que Cuvier a traité un peu sévèrementLucrèce , lorsqu’il a dit : « Sa physique est aussi défectueuseque sa philosophie » {Cuvier, cours d'histoire, etc., I" 1 2 * * 5 par-tie , p. 220 ). Au moins, on ne trouve pas dans Lucrèce l’Aor-

reur du vide et la génération spontanée d’Aristote . M. Ideler

a cité d’autres anciens philosophes qui n’ont pas cru à la gé-nération spontanée ( Meteorologia vet. grœc. et rom.., Bero-

lin., i839,in-8, p. 32). Les anciens rattachaient à la généra-