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Tome premier.
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un passage remarquable sur ia chute des graves,où l’auteur explique pourquoi certains corpstombent dans l’air plus vite que d’autres, etmontre que ce phénomène, comme celui de lalégèreté positive, dépend des lois de l’hydrosta-tique (i). Lucrèce admet l’existence du vide (a),et il dit que les couleurs sont dans la lumière (3).Ces idées appartenaient à son maître. Quant à lavie de Lucrèce , elle nous est presque inconnue :le breuvage amoureux qui lui aurait donné lamort, et les corrections faites par Cicéron aupoème de la nature, ne paraissent mériter aucuneconfiance. Au reste, ce poème prouve que, dutemps de Lucrèce , la philosophie était lissez gé-

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tion spontanée les pluies merveilleuses d’êtres vjvans, dontles historiens font mention fréquemment, mai s qu’il ne fautpas adopter sans examen : témoin la pluie de veaux dontparle Avicenne .

(1) « Nunc locus est (ut opinor) in his illud quoque rebusConfirmare Tibi nullam rem posse suaviCorpoream sursum ferri, sursumque meare. »

( Lucretii, de rerum natura, Oxonii, i 6 g 5 ,in-8 , lib. II, vers. 1 84 , p. 7 3 .)

(a) Lucretii, de rer. nat., lib. I, versus 385 et 5i2, p. aaet 29.

( 3 ) « Præterea quoniam nequeuntsine luce coloresEsse , neque in lucem exi tunt Primordia rerum. »

[Lucretii., de rer- nat., lib. II. vers. 794, p. io 5 ).