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plus de charme pour le vulgaire qu’ils s’éloignentdavantage de la réalité. L’histoire est là pourattester que lorsque, par des circonstances quel-conques, la religion d’un peuple s’affaiblit, ils’élève de tous côtés une multitude de supersti-tions grossières qui se combattent entre elles, etqui finissent par disparaître devant la nouvellecroyance destinée à satisfaire le besoin occultede l’humanité. Cette réaction du principe moral,contre les intérêts matériels et contre le principephysique de l’homme a remué profondémentplusieurs fois la société : elle agit même dans lestemps où nous vivons, et se manifeste par milleeffets bizarres : on peut prévoir qu'elle porteratôt ou tard ses fruits.
Rome riche, sceptique, corrompue, indiffé-rente à tout, embrassa avec ferveur une foi nou-velle; et ces hommes qui ne savaient plusmourir pour la gloire, coururent en foule aumartyre pour la religion de Jésus . Il ne faut pasvoir dans le christianisme un fait isolé, ni lapuissance d’un seul homme. Ce fut peut-êtreune grande nécessité. Déjà, du temps de la ré-publique, Rome avait été ébranlée par des asso-ciations religieuses. Plus tard, lorsque des mons-tres couronnés eurent répandu la désolation et
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