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Tome premier.
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ceux qui cherchaient ( chose inconcevable ! ) dansles écrivains grecs et romains des prédictions del’arrivée du messie (i). Aussi dans les premierssiècles de FÉglise, on ne rencontre pas un seulchrétien qui ait laissé un nom dans les scien-ces ( 2 ). Si la géométrie est encore cultivée àAlexandrie , s’il nous reste un monument pré-cieux de l’ancienne analyse indéterminée (3), cen’est pas aux chrétiens qu’on le doit. Sans l’ar-

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(1) Voici ce que dit à ce sujet saint Jérôme : «Et si quandocogimur litterarum sæcularium recordari, et aliqua ex hisdicere qnæ olim omisimus, non nostræ est voluntatis, sedut ita dicain , gravissimæ necessitatis : ut probemus ea quæà sanclis Prophetis ante sæcula multa prædicta sunt, tam(xræcorum, quant Latinorum , et aliarum gentium litteriscontineri.» (S. Hieronymi opéra, Paris. , 1699-1700 , 5 vol.in-fol-, tom. lit, col. 1074 )

(2) Voyez dans la Revue des deux Mondes (r5 mars 1834,p. 601) un article très intéressant de M. Letronne sur les er-reurs des Pères de l’Eglise en fait de cosmographie.

(3) Diophante a été appelé le père de l’algèbre; mais, ànotre avis, il ne méritait pas ce titre. D’abord nous avons déjàvu qu’outre les pythagoriciens, Platon et Archimède s’é-taient déjà occupés de la théorie des nombres ; et puis lesquestions d’analyse indéterminée que Diophante traite d’unemanière très iDgénieuse, mais sans notations spéciales, etsans aucune généralité, ne constituent point l’algèbre propre-ment dite. Nous montrerons plus loin que, selon toute pro-babilité, cette science nous est venue de l’Inde .

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