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rivée des barbares, on ne saurait concevoircomment l’Europe serait sortie de l’état d’abru-tissement où l’avaient plongée la corruption desmoeurs, une ignoble tyrannie, et l’action d’unereligion qui absorbait toutes les forces sociales.La nullité des Byzantins qui, sans avoir subi au-cune invasion, et malgré les trésors littéraireshérités de leurs pères, dégénérèrent sans cessesous l’influence du christianisme, nous faitprévoir quel aurait été le sort de l’Occident , si lasauvage énergie de ses nouveaux conquéransn’y eût pas retrempé le sang corrompu des Ro-mains. ( 1 )
Constantin , en embrassant la religion chré-tienne et en transférant le siège de l’empire àConstantinople , porta le dernier coup à la litté-rature italienne. Rome alors n’attira plus l’am-bition des savans, et livrée à la toute-puissanceecclésiastique, elle vit disparaître peu-à-peu cequ’on appelait les lettres profanes. Une religionqui, étant encore au berceau, avait autorisé