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Tome premier.
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un auto-da-fé littéraire (i j, et qui admettait ledogme delà dégénération morale de l’homme, nedevait ni croire aux progrès de l’esprit humain,ni les encourager. Elle devait au contraire crain-dre les idées nouvelles. D’ailleurs, les persécu-tions dont les chrétiens avaient été si long-tempsl’objet, l’intolérance même de Julien qui leurdéfendit l’étude des lettres (a), devaient les porterà haïr également les païens et leurs écrits. Lessuccesseurs du grand apostat se chargèrent d’as-souvir cette haine. Sous Théodose , le fanatismede Théophile, patriarche d’Alexandrie , amena

(i) « Multi autem ex eis qui fuerant curiosa sectati, contule-runt libros el combusserunt coram omnibus » ( Acta aposlo-loritm , cap. xtx,v. 19). — Quelques écrivains , parmi les-quels on doit compter Tiraboschi ( Sloria délia letleraturaitaliana , tom. II, p. 3.Ï7 et 358 ), ont pensé que cet ancienauto-da-fé n’avait aucune gravité, parce que, d’après leuropinion, ces livres étaient des livres de magie. Mais doit-onbrûler même des livres de magie? INous répondrons sans hé-siter : Non. D’ailleurs, les écrivains orthodoxes ont vouluappuyer sur ce fait le droit de censure que s’attribue l’Égliseromaine. {Zaccaria, storia polemica delle proihizioni de’libri, Roma, 1777, in -4 , p. i-4 , etc.)

(>) Theodoreli opéra, Lut.-Paris . , 1642, 4 vol. in-fol.,tom- III, p. 643. — « üocere vetuit magistros rhetoricos etgraminaticos christianos, ni transissent ad numinum cul-lum. » {Ammiani Marcellini quœ supers., tom. I, p. 584 ,

lib. XXV, § 4.)