Band 
Tome premier.
Seite
70
JPEG-Download
 

( 7 » )

la destruction du temple de Sérapis, dernierasile de la science païenne, et la perte des plusprécieux monumens littéraires ( 1 ). Les mathé-matiques marchèrent alors à leur total dépé-rissement. Après Diophante , dont l’âge est in-certain , mais qui paraît avoir vécu vers le milieudu quatrième siècle ( 2 ), on ne peut guère citerqu’Hypatia , plus célèbre par sa beauté et par safin tragique que par ses écrits sur l’analyseindéterminée (3). Fille d’un philosophe queles chrétiens abhorraient, une populace en fu-reur l’assassina lâchement dans les rues d’A-lexandrie . (4)

Les subtilités philosophiques avaient déjà di-minué l’ardeur qui portait les Grecs aux étudessévères; mais lorsque Justinien eut fermé les

(1) Cassiodori opéra, tom. I, p. 3 i 8 , Hist. ccclcs., lib. IX,cap. 27. — Socralis scholastici historia, Paris , 1696, in-fol.,p. 587 et 588 .

(2) Abul-Pharajii, hist. cornpend. dynast , p. 89. — Brah-meyupta and Bhascara, translaledhy Colchrooke, London ,1817, in- 4 ,p.xx. — Théon d’Alexandrie, qui écrivait axantle règne de Justinien, fait mention de Diopliante( Theon ,commentaire, sur Ptolèmèe, Paris , 1821-25, 5 vol. in- 4 ,p. vil et m).

( 3 ) Suidæ lexicon, tom. III,p. 533 , tmcria.

( 4 ) Socralis scholastici hist., p. 287. — Suidæ lexicon,loc. cit.