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chrétiens qui retardaient la chute du paganisme :une dépravation de mœurs (i) et un avilissementtels que le nom de Romain était devenu la pluscruelle des injures ( 2 ); les lettres si peu en hon-neur qu’aux approches d’une disette, on chas-sait les gens de lettres et les artistes, tout engardant les danseuses et les charlatans (3); enfinles canons de l’Église qui défendaient la lecturedes livres païens (4); toutes ces causes réuniespréparèrent les ténèbres dans lesquelles se
(0 Ammiani MarcMini, quœ supers ., lorn.I, p. 48o~488 ,et 463-4 7 5, lib. XXVIII, § 4 et § r.
( 2 ) « Hoc solo , id est llomanorum nomine , quidquid igno-bilitalis, quidquid timiditalis , quidquid avaritiæ , quidquidluxuriæ, quidquid mendacii, imino quidquid vittiorum es! .comprehendeutcs » (/! luratori, scriptores t'cr- ïtaû,. } Mediol.1723 et seq:, a5 tom. in fol. , tom. TI, pars i% p. 481 ).—Ainsiparlaient les barbares. Voyez le parallèle que fait Salvienentre les barbares et les chrétiens (Salviani opéra, Paris.,1684 , in -8 , p. 85 , ii 2 , etc.).
(3) Tiraboschi, storia dclla Iclt. îtal ., etc., tom. II, p. 38 1 .
(4) A la fin du quatrième siècle , l’Église ordonnait :« Utepiscopus gentiliuni libros non légat : hæreticorum aulempro necessitate temporis » (Acta ronriliorum „ i'ai is, 1715 ,12 vol. in-fol. , tom. I, col. 980 , ad ann. Chr„ 398 , Concil.Carlliag. IV. cap. xvi). —Saint Jérôme dit : « Quid facit cuinPsalterio Horatius? cnm Evangeliis Maro? cum ApostoloCicero P Nonne scandalizatur frater, si te yiderit in idolio re-cumbenlem? » (S. Hicronymiopcra, tom. IV, pars a", col. .