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Tome premier.
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mettre un terme à la barbarie. Il imita Théodoric et ne fut pas beaucoup plus heureux que lui. Sesprojets gigantesques étaient prématurés; il futimpossible à ses successeurs de les exécuter : sonhéritage passa en des mains étrangères, et la lu-mière qu’il avait fait briller en Occident s’éteignitrapidement (i). Après sa mort, l’Italie fut pen-dant plus de deux siècles en proie à de nouvellesinvasions, et aux guerres civiles les plus achar-nées. L’histoire de cette époque n’est qu’un tissude massacres et d’horreurs. Alors, les écoles fu-rent fermées ou négligées : on oublia les scienceset la philosophie des anciens sans y rien substi-tuer. L’ignorance dans les arts fut extrême: leslivres devinrent de plus en plus rares; on laissapérir les plus importans sans les copier et on nes’attacha qu’à la conservation des ouvrages ascé-tiques, comme le prouvent les manuscrits decette époque qui nous sont restés. Un problèmeremarquable, et qui mériterait toute l’attentiondes historiens, c’est celui de rechercher pourquoi

(i) Lothaire protégea les lettres en Italie , mais ses effortsne portèrent aucun fruit (Saxiies, ap. Argclati, Tiibl. script.Mediolan. , tom. I, pars i, col. xxvm. — Muratori, disscrla-zioni, tom. IV, p. »86, rliss. xlni).