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mettre un terme à la barbarie. Il imita Théodoric et ne fut pas beaucoup plus heureux que lui. Sesprojets gigantesques étaient prématurés; il futimpossible à ses successeurs de les exécuter : sonhéritage passa en des mains étrangères, et la lu-mière qu’il avait fait briller en Occident s’éteignitrapidement (i). Après sa mort, l’Italie fut pen-dant plus de deux siècles en proie à de nouvellesinvasions, et aux guerres civiles les plus achar-nées. L’histoire de cette époque n’est qu’un tissude massacres et d’horreurs. Alors, les écoles fu-rent fermées ou négligées : on oublia les scienceset la philosophie des anciens sans y rien substi-tuer. L’ignorance dans les arts fut extrême: leslivres devinrent de plus en plus rares; on laissapérir les plus importans sans les copier et on nes’attacha qu’à la conservation des ouvrages ascé-tiques, comme le prouvent les manuscrits decette époque qui nous sont restés. Un problèmeremarquable, et qui mériterait toute l’attentiondes historiens, c’est celui de rechercher pourquoi