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Tome premier.
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nations qui descendirent des Alpes , n’apportantavec elles aucun nouvel élément de civilisation,finirent par user les derniers restes de l’influencelatine, qui ne servit qu’à .diminuer la barbariedes envahisseurs.

Si les conquérans n’avaient pas donné à l’Italie une nouvelle littérature, ils avaient fait plus enlui donnant des hommes nouveaux et en retrem-pant le caractère des habitans. Cependant lesItaliens, après les irruptions des Goths et desLombards, après même les victoires de Char-lemagne, seraient restés long-temps plongés dansl’ignorance, s’ils avaient dû recréer une nou-velle civilisation d’eux-mêmes et sans aucunsecours étranger. Mais les sciences revinrent enEurope , en suivant encore une fois le cours dusoleil, qui déjà anciennement les avait apportéesde l’Orient.

Les traditions de la Bible , que les chrétiensavaient adoptées, aidèrent l’orgueil des Européens à croire, pendant une longue suite de siècles, que

peut voir dans les ouvrages de Bède combien cette détermi-nation exigeait alors de travail : il faut remarquer que le cyclele plus parfait des chrétiens était dû à un saint égyptien(Bedœ opéra , tom.I, col. 194).