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ses erreurs, le philosophe de Stagire fut un desesprits les plus vastes de l’antiquité. Cuvier a si-gnalé, avec son talent accoutumé, les servicesimmenses qu’Aristote et Théophraste ont ren-dus aux sciences naturelles (i). Les physiciensaussi peuvent lire, non sans en retirer quelqueprofit, les écrits du père des péripatéticiens. Ils ytrouveront la différente conducibilité que lescorps ont pour la< chaleur (a), la gravité del’air (3), l’explication de la rondeur de l'imageformée par des rayons solaires qui passentpar un trou de forme quelconque, la sphé-ricité de la terre déduite de la rondeur de l’om-bre que notre globe projette sur la lune liitllS leséclipses lunaires (4), le refroidissement produitpar un ciel serein et la formation de la rosée quien résulte(5). Un fait du [dus haut intérêt, et qui
(0 Cuvier, cours dé histoire, etc., T" part., p. 137-187.
(a! Aristotelis opéra , tom. ü, p. 488, de patrt. animal-,lib. II, cap. 2.
( 3 ) Aristotelis opéra, tom. I, p. 892, de Ctoelo , lib. TV,cap. 4. — Humboldt , examen critique de l’histonre de la géo-graphie dans le nouveait continent , édit, iri-t'u 1 ., p. 44 .
( 4 ) Aristotelis opéra, tom. IV, p. 141, Prohl. , secl. XV,quæst. 5 .
( 5 ) Aristotelis opéra, tom. 1 , p. 6 fio, de Caelo , lit). II,cap. 14.