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Tome premier.
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ces moines, qui traduisirent en syriaque et enarabe les écrits des philosophes grecs. Astrologueset médecins à-la-lois, ils prirent un grand ascen-dant sur les califes, et ils en usèrent dans l’intérêtdes sciences. D’après Ibn-Khaldoun, Euclide futle premier auteur grec traduit en arabe : l’on étu-dia ensuite Ptolémée, Archimède, Apollonius ,Aristote et Diophante (i); et c’est par les Arabesque ces restes précieux de la sciences des Hel-lènes ont été rendus à l’Occident . Les écrits phi-losophiques des Grecs devinrent aussi le sujetd’études approfondies, et furent commentés pardes hommes supérieurs, tels qu’Avicenne , Nas-sir-eddyn et Averroès . On composa des encyclo-pédies presque calquées sur celle d’Aristote (a),

(i'j II paraît que Diophante n'a été traduit (ou du moinscommenté) par les Arabes que vers la fin du dixième siècle( Casiri, bibl. arab-hisp., tom. I, p. 433. — Abul-Pharajii,hist. compznd. dynast., p. ïii. — Mohammed ben Musa alr-yebra, p. ix. — Brahmegupta and Bhascara, Algebra .p. lxxii.— Cossali, origine dell’ algebra, Parma, 1797-99,2 vol. in-8, tom. I, p. 175). Cette date est très importante;car elle concourt, avec d’autres argumens, à prouver quel’algèbre , possédée par les Arabes dès le neuvième siècle,ne leur était pas arrivée de Grèce .

(2) Les encyclopédies d’Ibn-Sina et d’Alfirouzabi ont étéfort célèbres même en Occident .

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