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et l’on créa en Asie, en Égypte et en Espagne ,des collèges de traducteurs et des universités, oùl’on enseignait surtout les sciences de la Grèce ( i ).Mais si les Arabes paraissent avoir reçu des Grecsla géométrie (i), s’ils ont appris en Égypte cettealchimie dont on leur avait pendant long-tempsattribué l’invention (3), s’ils ont tiré de l’Alma-
(1) Jourdain, recherches sur les traductions dSAristote,p. S7. — Casiri, hibl. arab.-hisp., lom. I, p. IX. — Abd-allatif, relation de CEgypte, p. 4(>8 et 4C9 — Assemanni,glohus Coelestis cufico-arabicus, p. xiit. — Abul-Pharajii,hist. compend. dynast. , p. 217. — Beniaminis , à Tudela ,itinerarium, Lugd.-Batav., 1 033 , in-8,p. i? i. - Léon l’Afri-cain comptait deux cents écoles à Fez {Leonis A/'ricani, Africœdescriptio, Lugd.-Bat., i 632 , 2 pari. in-ifi,p. 88, 333 et seq.).
(2) Nous ayons déjà dit que les Elèmens d’Euclide furent lepremier ouvrage grec traduit en arabe : Archimède et Apol-lonius furent traduits bientôt après, et les anciens manus-crits prouvent que presque tous les ouvrages des géomètresgrecs nous ont été transmis par les Arabes [Jourdain, recher-ches sur les traductions d’Aristote , p. 85 . — Assemanni,catal. cod. orient, hibl. Medic -, p. 38 1 et 392. — MSS.de labibl. du roi, supplément, latin, n° 49 , etc., etc. ).
Voyez la note X, à la fin du volume.
( 3 ) Quelques écrivains attribuant à tort une origine arabeà tous les mots qui commencent par l’article al, ont. cruqu’ alchimie était un nom arabe , et par suite ils ont fait hon-neur aux Maliométans de la création de cette science. Maisyy [[«a est un mot cophle, et c’était, dit Plutarque , le nom quel’on donnait à l’Egypte ( Plutarchi opéra, tom. II, p. 364 ,