Band 
Tome premier.
Seite
119
JPEG-Download
 

( 1 «9 )

science algébrique. Chez les Arabes, il y a desméthodes plus générales, leurs dénominationsdiffèrent essentiellement de celles des Grecs (i),et l’on y trouve le système d’arithmétique quiest adopté maintenant par toutes les nationsde l’Europe . Or, cette arithmétique et cettealgèbre existaient déjà chez les Indiens. Un pas-sage de Masoudi (2) qui, bien qu’exagéré,conserve encore du poids, nous apprend queles Arabes avaient reçu ces connaissances del’Inde . Une constante tradition a fait appe-

(i) Brahmegupta and Bhaseara, Algebra , p. xlii-xiv.—Wallis avait remarqué que les Arabes ne formaient pas les di-verses puissances par multiplication, comme les Grecs, maisqu’ils les déduisaient les unes des autres par des élévationsà puissance, comme les Hindous ( Wallis opéra, Oxoniæ,1695 - 99 , 3 vol. in-fol., tom. II, p 5 et io4). De manière quela sixième puissance, par exemple, appelée cubo-cube parDiophante , était le carré-cube (ou carré du cube) des Arabes.Mais Colebrooke a trouvé depuis , dans des ouvrages arabesmodernes, les puissances formées à la manière des Grecs(Brahmegupta and Bhaseara, Algebra , p. xm), et, plus ré-cemment encore , l’on a observé le même mode de formationdans un ouvrage arabe fort ancien (MSS arabes de la bibl.du roi, n° i io/J. — Journal asiatique, Mai 1 834, P- 4^5).

(a) Notices des manuscrits de la bibl. du roi, tom. I, p. 7 .— Masoudi va jusqu’à supposer que l’Almageste est tiré d’unlivre indien appelé Almagist.

I.

B