1er par les Arabes et par les Grecs (i) calcul desIndiens l’arithmétique décimale, et nous auronssouvent occasion de signaler des faits qui prou-vent que d’autres branches des mathématiquessortirent aussi de la contrée qui fut appelée la mi~nière des sciences (a). D’ailleurs, supposer que lesIndiens aient pu recevoir une science tout entièrede cesYavanas, de cesMlétchhas(3), qu’ils traitentencore aujourd’hui avec tant de mépris; supposerqu’un peuple chez qui les anciennes croyancessont restées comme pétrifiées, qu’un peuple siporté à repousser tout ce qui vient de l’étran-ger (4), ait pu recevoir l’algèbre des Grec's, c’est,ce nous semble, peu conforme aux règles de lacritique : surtout lorsque aucun fait ne vient àl’appui de cette hy pothèse, et que la comparaison
(1) Abub-Pharajii hist. compend. dynast., p. 2 5o. — MSSgrecs de la bibl. du roi, n° 2/(28, f. 186.
(2) AbulrPharajii hist. compend. dynast., p. 3..
(3) Recherches asiatiques , tom II, p. 34 1 2 3 4 - — On sait queles Hindous s’appelaient eux-mêmes Aryas (nobltes), et dési-gnaient tous les autres peuples par le nom de Mlètchhas,qui équivaut au barbare des Grecs.
(4) Pour se convaincre de l’extrême lenteur avec laquellele peuple indien adopte les opinions des étrangers, on n’aqu’à chercher ce qu’il a reçu des Européens depuis plus detrois siècles qu’ils se sont établis sur les rives du Gange.