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déterminées des deux premiers degrés (i) etquelques problèmes d’élimination. Il ne faut pascesser de répéter que les Grecs n’auraient pudonner aux Orientaux que ce qu’ils possédaient :et que lors même que les Hindous auraient euconnaissance de l’ouvrage de Diophante , ils n’enseraient pas moins les inventeurs de l’algèbre:science bien autrement étendue que l’analyse in-déterminée des Grecs. Mais il semble peu pro-bable que Diophante eût pu pénétrer aux Indes,lorsqu’on voit qu’Euclide lui-même y était in-connu avant la traduction qu’en fit faire JayaSinha au commencement du dix-huitième siè-cle (2). Au surplus, l’opinion qui attribueune origine indienne à l’algèbre n’est pasmoderne : elle remonte à l’époque de l’in-troduction de cette science en Europe . Desouvrages qui ont été traduits en latin au moyenâge, et qui existent en manuscrit encore aujour-
(1) Voyez la note XIII, à la fin du volume.
(2) Asiatic researches, tom. V, p. 177-194. — Il est vraiqu’on a trouvé dans la bibliothèque de Tippoo-Saëb la géo-métrie d’Euclide et l’éthique d’Aristote traduites en arabe ;mais sans aucun doute ces ouvrages avaient été apportés ré-cemment aux Indes ( Stewart, catalogue of the library ofTippoo Sultan , Cambridge, 1809, in-4, p. 101 et 120).