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Tome premier.
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d’hui, prouvent qu’à cette époque, où les rap-ports littéraires avec l’Orient étaient si fréquens,les Européens attribuaient l’invention de l’al-gèbre à ce même peuple auquel ils devaient leDolopatos et les fables de Bidpaï . (r)

(i) Non-seulementà la renaissance des lettres,on savaitqueles chiffres arabes venaient de l’Inde ( Targioni, Viaggi, Firen1768, 12 vol. in-8, tom. II, p. 59), mais on connaissait aussil’origine indienne del’algèbre.Plusieurs manuscrits l’attestentencore. Il existe, à la bibliothèque du roi, trois copies d’untraité d’algèbre, compilé par un certain Abraham « d’aprèsles savans Indiens » (MSS. latins, n° 7377 A. — MSS. latins,n” 7266, f. 12 ^.—Supplément latin , n° 49, f. 126). Cet ouvrage,qui répand beaucoup de lumière sur la question de l’originede l’algèbre , nous a paru digne d’être publié ; on le trouveradans les Notes et Additions à la fin du volume, avec un petittraité de météorologie indienne, tiré aussi de la bibliothèqueroyale (MSS. latins , n” 7316, f. 177). Au treizième siècle , Al-bert-le-Grand connaissait les livres de philosophie et d’as-tronomie qui nous étaient venus de l'Inde ( Humboldt, examencritique, p. 20). Quant au Dolopatos, ou Roman des septSages, on sait que des rives du Gange il fut transporté suc-cessivement en Perse, en Arabie , en Grèce ; et que, traduitau douzième siècle en langue romane par Dora Jean deHauteselve, il fut souvent imité parlesauleurs des Fabliaux-Ce n’est pas une petite gloire pour ce livre d’avoir pu fournirà Molière la première idée de son George Dandin (Le Grand,fabliaux ou contes, Paris , 1781,5 vol. in-12,tom. III,p. r5oet suiv. — Mémoires de tacadémie des inscript, et bcll.-lett .,tom. XX, p. 355 , et tom. XLI, p. 537, 546, 554, 556). Le livrede Bidpaï aussi fut connu au moyen-âge eu Europe (Noticesdes manuscrits de la bibl■ du roi, tom. X, 2 e part., p. 3 et