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paraît que les Arabes les employaient déjà quatresiècles auparavant (i). Ce système de numérationmarque à lui seul une révolution dans la science,et il est fort douteux que, sans la valeur de po-sition des chiffres, on eût jamais pu effectuer,dans les temps modernes, les longs et péniblescalculs que l’application de l’analyse à l’astro-nomie a rendus nécessaires.
Deux monumens de l’algèbre indienne, letraité de Brahmegupta et celui de Bhascara Acha-rya, ont été publiés, dans le siècle actuel, parMM. Colebrooke, Taylor et Strachey (2) ; et l’ondoit avouer, malgré tout notre orgueil occidental,que si ces ouvrages eussent été apportés en Eu-rope soixante ou quatre-vingts ans plus tût,leur apparition, même après la mort de Newton et du vivant d’Euler , aurait pu hâter parmi nousles progrès de l’analyse algébrique. Le Bija Ga-
Montucla, hist. des math., tom. I, p. 377, — Daas le secondvolume nous Imiterons, avecles développemens nécessaires,ce point d’histoire scientifique, qui a donné lieu à tant dediscussions.
(1) Voyez la note XV, à la fin du volume.
(1) Brahmegupta and Bhascara, Algebra , translated byII. Colebrooke, London, 1817, iri ~4 -— Bhascara Acharya ,Lilawati, translated by J. Taylor, Bombay, 1816, in- 4 - —Bija Ganita, translated by Bd. Strachey, London , 1S1 3 , in-Zj.