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soit malaisé de reconstruire maintenant ce sys-tème, l’on parvient cependant à y reconnaître
étrangers aux progrès de la science. Nous renverrons auxdeux chapitres que nous avons consacrés à leur histoire.Qu’il nous suffise de rappeler qu’on ne leur connaît aucuninstrument, aucune science géométrique , aucune méthodequi n’ait été tirée directement ou indirectement des écrits destirées » {Delambre, histoire de ïastronomie ancienne , t. I,p. xvu;. — Plus tard , lorsque Colebrooke eut publié le traitéde Brahmegupta , qu’il avait enrichi d’une introduction his-torique si remarquable, Delambre ne daigna pas lire cetouvrage capital, il n’en parla que d’après les journaux [De-lambre, histoire de l'astronomie du moyen-âge , p. xviii).Cependant, forcé cette fois d’avouer que les Indiens avaientune géométrie et une algèbre qui leur étaient propres, ilajouta : «je n’ai jamais prétendu nier cette science ni son ori-ginalité. » (Ibid., p. xxvm) ; ce qui était tout à-fait opposéà sa première assertion. Mais il s’efforça de prouver que cesconnaissances n’avaient aucun rapport avec le sujet dont ils'était occupé. Si cela était vrai, l’on aurait de la peine àcomprendre pourquoi il s’est arrêté si long-temps à un ou-vrage de Planude sur l’arithmétique indienne; ouvrage dontil dit «qu’il fera une transition naturelle entre l’astronomieancienne etl’astronomie des Européens » {Delambre , histoirede l’astronomie ancienne , tom. I, p. 5i8), et que par unedistraction assez extraordinaire, il a placé avant l’arithmé-tique d’Archimède . Il faut remarquer aussi que notre histo-rien suppose que Planude , écrivain du quatorzième siècle,a été le premier à exposer le système arithmétique des In-diens (ibid., p. 5i8), quoique l’on sache depuis long-tempsque ce moine grec avait été précédé en cela par Fibonacei,par Sacrobosco et par plusieurs autres rpathématiciens. On
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