Band 
Tome premier.
Seite
135
JPEG-Download
 

( i35 )

tribut spécial le son qui, disaient-ils, se pro-page en ondes (i). Ces vestiges de la civilisa-tion indienne expliquent l’immense intérêt quis’attache à l’histoire d’un peuple dont la langue,dans les temps les plus reculés, est venue semêler à toutes les langues de l’Occident , dontla poésie est plus riche en grandes compositionsépiques que celle d’aucune autre nation, dontles arts avaient reçu un immense développementdès la plus haute antiquité, dont les sciences sesont répandues depuis la mer Jaune jusqu’à l’At-lantique, et qui, après tant de siècles d’oppressionétrangère, conserve encore, comme par instinct,dans les sciences, dans la médecine et dans lesarts, des pratiques qui feraient honneur aux na-tions occidentales.

Ce n’est pas seulement de l’Inde que les Arabes ont tiré les connaissances qu’ils ont transmises àl’Europe . Les Chinois, dont l’antique civilisation,plus forte en cela que la civilisation romaine, apu policer plusieurs fois de si féroces conqué-

(i) Abel Rémusat, nouveaux mélanges asiatiques, Paris ,1829, 2 vol. in-8, tom. II, p. 375-377. — Asiatic society ofGreat-Britain, tom. I, part. 1, p. io 3 -io 5 , etc.— Colehrooke,philosophie des Hindous, avec notes par Panifier, Paris , i 833 ,p. 85 .

I.