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Tome premier.
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rans, n’ont pas, il est vrai, comme les Hindous,donné à l’Occident des sciences entières; ils n’ontpas, comme les Arabes, rendu à l’Europe le savoirde la Grèce , ni posé, comme eux, les bases de l’en-seignement moderne (i). Mais la face de l’Occi-dent a été changée par des découvertes qui lui ar-rivaient, presque par hasard, de la Chine . Il paraîtdémontré qu’on doit la boussole aux Chinois (2),

(1) C’est probablement des universités moresques que l’ona tiré nos anciens réglemens académiques. On trouve dansMiddeldorph ( Commcntatio de institutis litterariis in llis-pania , p. ti- 54 ) une description très intéressante des uni-versités arabo-espagnoles de Cordoue, de Grenade, de To-lède, de Séville , de Murcie , etc. L’instruction publique yétait partagée en deux classes; les grades s’obtenaient aumoyen de thèses.

(a) Chou-King, traduit par Gnubil et publié par Degui-gnes, Paris , 1770, in- 4 , p. cxxvm. — Mailla , histoire gé-nérale de la Chine , Paris , 1777, i 3 vol. in- 4 , tom. I, p. 3 i 6 -3 i 8 . — Duhalde, description de l'empire de la Chine, Paris ,1770 ,4 vol. in-fol., tom. I , p. 33 o. — Mémoires de Vacadém.des inscript, et bell.-lett. , 2 e série, tom. VII, p. 4 I 6 - 4 l8 - —Abel Rèmusat , mélang. asiat., tom. I, p. 4 o 8 . — Voyez lafigure de la boussole chinoise dans Hyde, syntagma disser-tationum (Oxonii, 1767, 2 vol., in- 4 ), tom. II, tab. I. —La boussole est citée parmi les instrumens dont se servaitl’astronome Cheou-King ( Souciet, observations math, tiréesdes anciens livres chinois, Paris , 1729-5» , 3 vol. in- 4 , tom.II, p. 108).

Voyez la note XVII, à la fin du volume.