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Tome premier.
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Arabes , dans leur marche victorieuse vers l’O-rient , arrachèrent la Perse à la suzeraineté desChinois, les chassèrent de l’Asie centrale et lesrefoulèrent dans le Céleste Empire. Malgré cesguerres, il s’établit bientôt des rapports intimesentre ces deux peuples, et les Arabes eurentmême un cadi à Canton (i).Les voyageurs musul-mans qui visitèrent la Chine , observèrent desfaits curieux, et transportèrent jusqu’en Espagne les produits de l’industrie chinoise (a). On a cruque, dès le premier siècle de l’Hégire, les Arabes avaient appris des Chinois la composition de lapoudre à canon ; mais cette supposition était

— Procopii opéra, tora. I,p. 6 i 3 ,<Ie bello gotth. ,lib.IV, cap. 17.— Montfaucon, collectio nova script, græc., tom. II, p. 337.

(1) Anciennes relations des Indes et de la Chine , p. :'j 6 , 86 ,«48. — Baldelli storia, etc-, part. I, p. 100. — Deguigncs,hist. gènér. des Huns, tom. I, part I r °, p. 58 et 5 g. — AbelBèmusat, nouv. mèlang. asiat., tom. I, p. 252-254.

(2) Le Khar-sini (pierre de la Chine ) et quelques autresobjets dont le nom est un composé du mot Sini décèlent l’ori-gine chinoise (DeSacy, chresiom. arabe, tom, III, p. 452). LesArabes connaissaient la porcelaine de la Chine dès le troi-sième siècle de l’hégire, et l’on a retrouvé ien Espagne desvases de porcelaine fabriqués en Chine avec des inscriptionsarabes (BaIdelli, storia, etc, parte I, p. 3i2i.— Laborde,voyage pittoresque d'Espagne, Paris , 1806-20, 4 vol. in-fol.,tom. Il, p. 25 , et planches 65 et 66).