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erronée, car on ne trouve la poudre chez lesMahométans qu’au treizième siècle, et ils pa-raissent l’avoir reçue des Mongols (]). Un fait
«
(i) Casiri et d’autres écrivains ont cru que les Arabes con-naissaient anciennement la poudre à canon, et qu’ils l’a-vaient introduite en Occident ( Casiri , bibl. arab.-hisp.,tom. II, p. 6). Parmi les passages cités par cet auteur il y ena un (celui qui est relatif à l’incendie de la Caba) qui ne pa-raît pas se rapporter à la poudre; cependant il est certainque les Arabes connaissaient la poudre au treizième siècle.Dans un ouvrage écrit l’an 6 g 5 de l’hégire on trouve la com-position d’une poudre formée de Baroud (salpêtre), de Fahm(charbon), et de Kibrit (soufre). ( I/.S'V. arabes de la bibl. duroi, ancien fonds , n° 1127 , f. 110.) Les Hindous et les Chi-nois paraissent avoir connu de tout temps les poudres ex-plosives, et Abel Rémusat pensait que les chars à foudre,employés à la guerre par les Chinois au dixième siècle, étaientpeut-être des canons (Mémoires de Vacadémie des inscript-
et bcll.-lett. , 2 e série; tom. VII, p. 4 (i) * * * * * * * * * * * * * * l6 ). Cependant il faut
observer que le feu a été employé à la guerre anciennement
par des peuples qui ne connaissaient pas la poudre. Le ma-
nuscrit français n° 2739 , de la bibliothèque du roi, contient
la description d’un grand nombre d’instrumens et de ma-
chines propres à lancer le feu ordinaire : cette pratique se
conserva même après l’introduction de la poudre. Il paraît
certain qu’Houlag'ou, partant pour la Perse, avait à sa suite un
corps d’artilleurs chinois (Mémoires de t académie des inscript,
et bell.-lett. , 2 e série , tom. VIII, p. 417). Gaubil assure que
la poudre est très ancienne à la Chine . Quant aux pao (ca-
nons) , peut-être ne furent-ils d’abord que des balistes (Gau-
bil, hist. de Genlchiscaji, Varia, 1739, in-4,p-68, 69,71,
93) ; mais lespcto à feu sont évidemment des canons (ibid.,
I.
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