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Tome premier.
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trop ardente les entraîna dans les sciences oc-cultes , il ne faut pas oublier que l’alchimie estla source de la chimie moderne; que sans lespropriétés admirables des nombres, nous n’au-rions peut-être pas eu d’algèbre ; et qu’il n’y apas trois siècles que les Européens ont com-mencé à appliquer l’astronomie à autre chosequ’à tirer des horoscopes. Même par leurs guer-res civ iles et leurs dissensions, les Arabes ont con-tribué à la renaissance des lettres en Occident .Pendant que les Abbassides triomphaient enAsie , les califes Ommiades allèrent se réfugieren Espagne (i), et c’est surtout à cette colonieavancée des Mores que l’Europe doit les scien-

l’influence des Arabes les connaissances scientifiques desChinois et des Hindous. Mais les voyages des Musulmans sontpostérieurs de plusieurs siècles à la formation du zodiaquechinois, et c’est seulement par les Mongols que l’astronomieoccidentale, celle des Persans surtout, a pu pénétrera laChine. Quant à l’Inde, Aryabhatta et Brahmegupta ont pré-cédé Mohammed ben Musa et les autres mathématiciensarabes, comme les philosophes indiens ont précédé cet Ab-biruni, qui, d’après Abul-Farage, était allé enseigner auxHindous la philosophie des Grecs {Abul-Pharajii, hist.comyend. dynast., p. 229 ).

(t) Jourdain, recherches sur les traductions d’Aristote ,p. 88 et suiv. — Hcrbelot, bibliothèque orientale , La Haye ,i77;-79i 4 vol. in-4, à l’article Ommiah.