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ces de la Grèce et de l’Orient. Déjà du temps deCharlemagne , une ambassade du calife avaitrévélé aux Européens la supériorité des Orien-taux (i) : plus tard, les lettres protégées parles Abdérames et par Almanzor brillèrent àCordoue, à Grenade, à Séville , d’un éclatqui rejaillit sur toute l’Europe ( 2 ). Sous lesArabes, l’Espagne fut riche, glorieuse , etpuissante comme peut-être elle ne l’a jamaisété depuis. La population était immense. L’a-griculture (3) et l’industrie avaient pris un dé-veloppement prodigieux; les établissemens lit-
(1) Bouquet, scriptores rerumgallicarum, tom. V, p. nxxm,24, 53, etc.
(2) Casiri, hibl. arab -hisp. , tom. II. p. 3 -J , 38, 71, 201,246. — Baldelli, sloria , etc., parte II, p. 3o8-338. — Jour-dain, recherches sur les traductions d'Aristote , p. 89. —— Middeldorph, commentatio de institut■ litter■ in Ilispania,p. 11 et suiv. — Conde , histor. de la dominacion de los Ara-bes , etc., tom. I,p. 265 et 5o8.
(3) L’ouvrage d’Ebn-el-Awam nous-monlre le grand savoirdes Arabes en agriculture, et nous fait connaître, quoiqued’une manière trop succincte, leur système d’irrigation{Ebn-el-Aivam, traducido por D. J. A. Banqueri, Madrid ,1802, 2 vol. in-fol., tom. I, p. i34etsuiv.. part. I, cap. 3).Hérodote nous apprend que très anciennement les Arabes faisaient des aqueducs avec des tuyaux en peau { Herodotihist-, p. 197, lib. III, § 9)-