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Tome premier.
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léraires et scientifiques étaient nombreux etflorissans. A Grenade , il y avait deux cent millemaisons ; à Séville , seize mille métiers à soie.Les ruines de l’Alhambra sont le monument quel’Espagnol montre encore avec le plus d’orgueilaux étrangers. On comptait soixante-et-dix bi-bliothèques en Espagne, et celle de Cordoue contenait six cent mille volumes. De tous lespeuples qui n’ont point connu l’imprimerie,l’Arabe est peut-être celui qui a laissé la litté-rature la plus riche et la plus importante. Quoi-que nous ne possédions que des débris échappésà la persécution chrétienne et à la jalousie desMahométans eux-mêmes (i); quoique depuisplusieurs siècles cette nation, refoulée et op-primée par les Turcs, ne produise plus rien, ilexiste encore dans nos bibliothèques une foulede manuscrits arabes de la plus haute impor-tance qui, à la vérité, sont peu lus aujourd’hui,mais qui ont été traduits et longuement étudiés

(i) «Deorden delcardinal Cisneros se abrasaron mas deoclienta mil voluinenes como si no tuvieran mas libros quesu Alcoran. » {Aledris, description deEspana, Madrid , 1799,in-8, prol., p. iv.—Voyez aussi Conde, histor. delà domina-eion de los Arabes , lom. I, p. iv et v.)