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au moyen âge, et qui ont alors porté leurfruit. Effacez les Arabes de l’histoire, et la re-naissance des lettres sera, retardée de plusieurssiècles en Europe .
Nonobstant les guerres continuelles des Chré-tiens et des Mahométans, il existait de fréquen-tes relations entre les peuples des deux croyan-ces (i); relations d’autant plus remarquables,que pendant long-temps il fut défendu aux Ita-liens d’envoyer même des lettres en Grèce ( 2 ).Les habitans des villes maritimes de Tltalie s’é-taient emparés presque exclusivement du com-merce du Levant : ils avaient formé des éta-blissemens jusqu’au fond de la Mer-Noire , etdans tous les ports de la Méditerranée soumisaux Infidèles (3). Les pèlerins qui revenaient duSépulcre, frappés des merveilles de l’Orient (4) ,
(1) Heeren , essai sur l’influence des croisades, p. 3 o 8 . —Beniaminis, a Tudela , itinerarium, p. 5 . — Muratori,annali, tom. VIII, p. i 33 . — Bossi, storia , tom. XIII,p.287.
(2) Muratori, annali, tom. VIII, p. 87.
(3 )Depj>ing, histoire du commerce, etc-,Paria, i 83 o, 2 vol.in- 8 ,tom.I, p. 149 etsuiv., et 2o3~243. — Cantini, storia delcommercio de i Pis uni. Firenze, *798, 2 vol. in-8, loin. H,p. 1 58 etsuiv.
(4) On peut voir dans Abou’lfeda la description de la 111a-