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excitaient, par leurs récits, la curiosité de leursconcitoyens. Ces récits, l’attrait du merveil-leux, le besoin d'instruction, attirèrent dans lesuniversités moresques une foule d’illustres élè-ves chrétiens, parmi lesquels brille d’abordGerbert. Fixés, malgré la victoire de Charles-Martel , dans le midi de la France et de l’Ita-lie (i), occupant toutes les grandes îles de laMéditerranée, les Arabes exercèrent une hauteinfluence sur l’état social, les mœurs et la poésiedes Provençaux ; et cette influence, directement,ou indirectement, s’étendit plus tard jusqu a lalittérature italienne. (2)
gnificence et du faste presque fabuleux de Moctafer ( Abul-fedœ, annales muslemici, tom. II, p. 33 o).
(1) Roderiez Toletani, hist. Arahurn, p. 26 et 36, ad cale,hist. Elmacini. — On sait que, du temps d’Al-Mamoun, lesArabes pillèrent les faubourgs de Rome {Assemanni, catal.cod. orient, hihl. Mcdic., p.2î5.— Muraiori, annali, t-VHI,p. 63,91, 187, etc. — Giamlmllari, storia d’Europa , Vene->zia, i566. in-4, f. 22).
(2) On reconnaît l'influence orientale dans la plupart desanciennes poésies des Provençaux et des Italiens . L'Ariostemême, quoique né à une époque beaucoup plus récente, enoffre plusieurs exemples. Le joli épisode à! Isabelle, et samort si touchante se trouvent sous une autre forme dans El-macin ( Historia saracenica, p. 119). Plusieurs contes dulîocace sont tirés des sources arabes : la générosité de Fede-