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mise de voyageurs chargés, en même temps,des intérêts du commerce et de la propagationdes idées. Les manuscrits qui se conservent en-core dans les bibliothèques prouvent, qu’avantles Chrétiens, les Juifs avaient traduit un grandnombre d’ouvrages arabes et grecs sur la philo-sophie, l’astronomie et la médecine (i). Benja-
— Jourdain , recherches sur les traductions d’Aristote , p. ç>4,i 43 et suiv. —Benjamin de Tudela dit que de son temps lepape même avait des ministres juifs (Itinerarium , p. 10).
(1) Basnage, histoire des Juifs, La Haye , 1716, i 5 vol.in-r 2 , vol. XIY, p. 5 11.— De Rossi, dizionario dcgli au-tori Ebrci, Parma, 1802, 2 vol. in-8, tom. I, p. 14, 16, 3 o, etc.—Dans le manuscrit n° 102 du supplément latin de la bi-bliothèque du roi, qui faisait partie de la grande collectionde Peiresc (sur laquelle nous donnerons une notice dans lasuite de cet ouvrage), on trouve un catalogue de manuscritsorientaux. Nous y avons remarqué les Catégories, XOrganonet la Logique d’Aristote, traduits en hébreu , ainsi que lescommentaires d’Averroès , un traité de physique, et beau-coup d’autres livres scientifiques traduits dans la mêmelangue. Cemanuscrit, qui contientun grandnombre de piècesoriginales et de notes dePeiresc, mérite l’attention des orien-talistes. Assemanni cite même des traités d’algèbre en hé-breu {Assemanni , catal . cod. manus. hihl. ration, Romæ,1756-58, 2 tom. iu-fol., tom. 1 , p. 571 et 373). On trou-vera, dans le volume suivant, l’analyse d’un traité géomé-trique fort important, composé vers le douzième siècle parle juif Savosorda. C’est, à notre avis, de cet ouvrage que Fi-bonacci a tiré l’expression de l’aire d’un triangle quelconqueen fonction des trois côtés, qu’il a donnée dans sa Pratique