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Tome premier.
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que fi', chercha un asile en Sicile , où il écrivit enarabe le traité de géographie qui fut appelé le livrede Roger (2). Pierre Diacre raconte qu’au com-mencement du onzième siècle, un Africain, nom-mé Constantin, parcoui ut une grande partie del’Afrique et de l’Asie , et s’avança jusqu’aux Indespour s’instruire dans les sciences des Orientaux;qu’après trente-neuf ans de travaux et de voyages,arrivé à Salerne en habit de mendiant, il fut re-connu par le frère du roi de Babylone et combléd’honneurs par le duc. Robert; mais que, s’arra-chant de la cour, il alla se faire moine au Mont-Gassin, et que là occupé à traduire de l’arabe di-vers ouvrages d’Hippocrate et de Galien , il formade nombreux élèves qui marchèrent sur sestraces, et contribuèrent à la gloire de l’école

moires de tacadémie des inscr. et belL.-letl. , 2 e série, l. VI,|>. i, 5 ; 13, 25, 3i-36).

(i) A celte époque les princes arabes commençaientàcrain-dre et à persécuter les savans; Edrisi, Ibu-Sma, Averroès en font foi. On connaît l’outrage sanglant fait à ce dernierpar un prince qui se vouait lui-même au mépris de la posté-rité en croyant frapper le libre penseur. Les fils d’Averroès trouvèrent un asile à la cour de Frédéric II.

>>) Upusroli d’aulori Sieiliani, tom. VIII, p. 233 et suiv-— Gregorio, rer. oral) eollectio, p. 109 .