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Tome premier.
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naissante de Salerne (i). Ce récit renferme tropde merveilleux pour qu’on puisse l’adopter sansrestriction, mais Constantin nous paraît être lapersonnification de l’influence orientale parmi leschrétiens.

Pendant que les germes d’instruction laisséspar les Arabes se développaient en Sicile , leshabitans du nord de l’Italie , suivant l’exempledes Provençaux, se rendaient chez les Moresd’Espagne. Le premier résultat de ces voya-ges littéraires fut la connaissance d'un grandnombre d ouvrages grecs, que les Arabes avaientfait passer dans leur langue. Platon de Tivoli etGérard de Crémone (a) sont les j)lu§ célèbresparmi les traducteurs italiens du douzième siècle.On doit à Gérard la première version de l’Alma-

(1) PétriDiaconi, de viris illustribus casinensibus, Lut.-Paris., 1 666 , in- 8 , p. 45 . — Giannone, storia civile del regnodi Napoli, tom. II, p. 121 et suiv.

(2) Jourdain (Recherches sur les traductions latines d’Aris-tote , p. iî 5 et suiv ) a donné une liste assez détaillée des tra-ductions que l’on doit à Gérard de Crémone ; nous y ajou-terons ici le a Liber Alpharabii, de scientiis, translatus amagistro Gherardo Cremonensi in Toleto, de arabico inlatinum», qui commence au feuillet 143 du manuscrit 11 0 49(Supplément latin), de la bibliothèque du roi, et dont Jour-dain n’a pas eu connaissance.