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Tome premier.
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geste, et à Platon de Tivoli la connaissance deplusieurs ouvrages de géométrie (i). Bien qu’in-correctes et incomplètes, ces traductions furentles premières sources où puisèrent les Chrétienspour s’initier à l’étude des sciences. Il est vraique les mathématiques, la médecine et la philo-sophie ne pénétrèrent chez nous qu’accompa-gnées des sciences occultes (2); mais peut-êtreétait-il nécessaire que la vérité fût mêlée à beau-coup d’erreurs pour être accueillie par les Chré-tiens, alors si peu versés dans les sciences. Il estcertain (à en juger par les témoignages des his-toriens contemporains et par les nombreusestraductions manuscrites qui nous restent) qu’àla renaissance des lettres, les ouvrages arabesétaient beaucoup plus répandus en Europe qu’ils11e le sont à présent. Cela tenait non-seulement

(1) MSS. latins de la bibl. du roi, n° 7316. — MSS. de labibl. du roi, supplément latin, n° 7 74-

(a) Encore que les sciences occultes fussent fort en voguechez les Arabes, et qu’Avicenne eût formé un grand nombred’élèves en alchimie , Abd-allatif, le Soufi et plusieurs au-tres savans orientaux s’étaient fortement élevés contre cegenre de recherches ( Notices des manuscrits de la bibl. duroi, tom. XII, I re part. , p. 237 et suiv. — Abd-allatif, rela-tion de C Égypte, p. 461-464)-