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aux besoins de l’époque, à la facilité des com-munications et à la suprématie reconnue desOrientaux (i), mais aussi à une espèce de modequi a passé depuis aux ouvrages des Grecs.Sans le caprice de la mode, il serait difficilede comprendre pourquoi l’on s’est tant occupédes moindres fragmens des auteurs grecs lesplus obscurs, tandis qu’on laissait, dans leplus profond oubli, un système scientifique quia été la source de toutes les sciences modernes,et une littérature qui a eu tant d’influence surla littérature du midi de l’Europe . A cette époque,on sentait tellement le besoin d’aller s’instruireen Orient, que des princes chrétiens, des papesmême se décidèrent à encourager l’étude de lalangue arabe. (2)
(1) Le long séjour que fit au douzième siècle Pierre-le-Vc-nérable eu Espagne, pour présider à une traduction del’Alcoran, est une preuve lumineuse de la grande influenceexercée alors par les Arabes sur les Chrétiens ( Martenc clDurand, veler. scriptor. amplis s . collectio, tom. IX, col.
“«al-la) C'ondc, histor. de la dominacion de los Arabes , etc.,tom.I, p. îv. — Corpus juris canonici , Lugduni, 1691,3 vol. iu-fol., Clemcntinarum , lib- V, lit. I, cap. I. — Cesrapports de toute nature entre les peuples des deux croyan-ces finirent par produire une réaction sur les Orientaux,