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Tome premier.
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Les lettres commençaient à renaître en Es-pagne, en Provence et en Sicile par l’influence

lorsque les Chrétiens eurent commencé à s’occuper descience. Il existe des preuves nombreuses de ce fait. On saitque chez les Arabes , l’année étant exclusivement lunaire, lepremier jour de l’an parcourait toutes les saisons en rétro-gradant pendant un espace de trente-trois de nos années.Pour satisfaire aux besoins de l’agriculture ; et en généraltoutes les fois que la connaissance de la longueur de l’annéesolaire était nécessaire, les écrivains arabes employaient or-dinairement l’année solaire et les mois syriaques ou cophtes.Mais sous les derniers califes on introduisit les mois latins,et de plus on indiqua dans les calendriers les fêtes des Chré-tiens. On trouvera à la fin du volume un calendrier de cegenre composé par Harib, fils de Zeid, el dédié à l’empereurMostansir (probablement l’avant-dernier calife, mort l’anI3<}3 de l’ère chrétienne). Ce calendrier est très importantpour la question des températures terrestres, à cause d’ungrand nombre de phénomènes de végétation qui y sont rap-portés à des époques données. M. Arago a fait un si heureuxusage de quelques passages d’anciens auteurs, relatifs auxtravaux de l’agriculture, pour rechercher si la températuremoyenne de la terre restant la même, les maxima de froidet de chaleur avaient diminué depuis quelques siècles, quenous avons cru devoir publier un document où se trouventtant d’autres indications semblables. Il est presque inutile d’a-vertir les personnes qui voudraient discuter ce point impor-tant de physique terrestre , qu’il faut tenir compte mainte-nant de la réforme grégorienne du calendrier. La concor-dance des mois arabes et chrétiens, dont nous venons deparler, se retrouve dans une carte céleste gravée sur cuivreà Séville , l’an 6x5 de l’hégire. Ce monument précieux avaitété trouvé par M. Schultz, qui a péri en Orient victime de