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«les Orientaux, lorsqu’une nouvelle poésie, sor-tie des régions polaires, vint s’emparer de l’ima-gination des peuples germaniques. Les Goths ,dont la littérature tout asiatique avait semblé siparfaite aux Romains de la décadence, qu’ilsn’avaient pas craint de la comparer à la littéra-ture grecque (i), les Goths avaient essayé vai-nement de ranimer l’instruction dans le midi del’Europe . Leurs tentatives furent interrompuespar l’arrivée de nouveaux envahisseurs.Leur nom,jadis si fameux , fut presque effacé du continent,et il ne resta que quelques débris de leur sys-tème dans une île lointaine. La poésie primitivede l’Edda se réfugia en Islande , dj’cm, aprèsplusieurs siècles d'isolement, elle revint sur lecontinent. Pendant que ce système scandinavo-asiatique pénétrait en Allemagne , les Arabes in-
soii ardeur pour les lettres. Nous en devons la connaissanceà M. Reynaud, membre de l’Académie des Inscriptions , au-teur du bel ouvrage sur les monumens musulmans du cabinetde M. de Blacas.
Voyez la note XIX, à la fin du volume.
(i) «Unde et pene omnibus Barbaris Gothi sapientioresextilerunt, Græcis pene consimiles, ut refert Dio : qui liis-loriaseorum annalesqueGræcostilo composuit. » (Frfculphi-chronicon, tom. I, lib. II, cap. XVI, Maxima bibl. vet.pa-trum, Lugduni, 1677,27 vol. in-fol. , tom. XIV, p. 107;)).