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Tome premier.
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ti oduisaient un système oriental dans le midide l’Europe . Se rattachant au nord au systèmeScandinave, soumise au midi à l’influence mo-resque , et conservant encore quelques restesde l’influence latine, la France fut la premièrecontrée de l’Europe où ces divers élémens vin-rent se rencontrer : ils s’y modifièrent mutuelle-ment, et de leur amalgame sortit la littératuremoderne. Déjà les langues romane et franciqueavaient commencé à prendre une forme déter-minée (1); le Brut d’Angleterre et le Guillaumed’Orange étaient déjà devenus populaires enFrance (2), et cependantl’Italiepersévérait encore

(1) Sans parler des recherches grammaticales de Charle-magne , les sermens que les princes carlovingiens se prêtè-rent réciproquement à Strasbourg en 842 , en langue romaneet en langue francique, et que tout le monde connaît, prou-vent que ces deux langues avaient déjà commencé à se fixer.

(2) On sait que le Brut d’Angleterre fut traduit en français par maître Eustache, en 1 155 . La rédaction que nous possé-dons du Guillaume d’Orange est peut-être plus moderne,mais elle contient.certainement des passages tirés de poèmesplus anciens où le même sujet était traité. On trouve dansces deux romans des influences septentrionales et moresques;et la généalogie troïenne du Brut d’Angleterre, généalogiequi revient si souvent dans les romans du moyen-âge, est unenouvelle preuve de l’influence latine. 11 y a dans le Guil-laume d’Orange des morceaux de la plus grande beauté. La

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