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Tome premier.
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emprisonnée dans les formes latines, et que salittérature n’avait pas encore subi la transfor-mation qui devait recréer la gloire de ce pays.Il est vrai qu’avant d’imiter les Provençaux, lesItaliens avaient écrit, en latin corrompu, despoésies et des romans, d’après d’anciennes tra-ditions (i); mais ces productions se rattachentplutôt à la décadence de la littérature ancien-ne, qu’à la renaissance des lettres, et les Ita-liens n’eurent une littérature nationale et popu-laire qu’après avoir subi l’influence provençale.Quant à la langue italienne, d’illustres philolo-gues ont cru, non sans quelque raison peut-être,qu’elle tirait son origine des anciens dialectesitaliens, dialectes que les invasions n’avaient pu

(i) Muratori , antiquit. ital., torn. III, col. 709.— L’his-

toire de Catilina , de la reine Bellisea et de sa fdle Teverina,

qui se trouve dans Malespini, est évidemment tirée d’un ro-

man d’origine latine ( Malespini, storia fiorenlina, p. ia etsuiv., cap. 17 et 18). Voyez sur ces anciennes traditions Ilo-rentines , Dante , paradiso , cant. xv. — Busone da Gubbio ,

l’avventuroso Ciciliano, Milano, iS33, in-i6, p. 285 et 388.— Voyez aussi la légende du géant Mugello, au commence-ment de la Genealogia di çasa Medici (Manuscrit inédit dontje possède une copie du dix-septième siècle, et qui n’est pro-bablement que l’ouvrage deC. Baroncelli, dont parle Morenidans la Bibliografia storica dclla Toscana, Firenze , i8o5,* vol. in~4. tom. I, p. 87).