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et dans lequel il paraît qu’il n’existait rien d’é-
r oit que déjà à cette époque l’o était changé en u par les SI -ciliens (Carusius, hibl. historien, regni Siciliie , toi». II,p. (107). Ullistorin , déjà citée, délia eonqnista del reijno diSieilia ( MSS. italiens de la hibl. de tArsenal, n* 68, in- 4 ),écrite en sicilien du temps duBocace, s'éloigne de la languedu Décameron, beaucoup plus que les poésies de Jacopo daLenlino ne diffèrent de celles de Guittone d’Arezzo ou deBonagiunta Orbicciani (voyez pour cela un manuscrit pré-cieux de la Bibliothèque du roi, intitulé Canzoni di Dante,n° 7767 , qui est un recueil de poésies des plus anciens poêlesitaliens). D'ailleurs Barbiéri nous a conservé une chansonécrite eu pur sicilien vers l’an is 5 o, par Stefano Pronotarioda Messina, poète qui, comme on le sait, écrivait aussi enitalien {Barbiéri, origine délia poesia rimata, Moden., 1790,in- 4 , p- i 4 s et 1 43 .— Crescimbeni, storia délia volgar poesia,Venez., 1781,6 vol. in- 4 , vol. III,p. ,o). Cette chanson prouve,que lorsque les anciens poètes siciliens écrivaient en italien ,ils ne se servaient pas, comme on l’a prétendu, de la languequi était parlée alors en Sicile . Au reste, outre la Conquista delregno di Sieilia , et la chanson de Stefano, il existe plusieursautres écrits en ancien dialecte sicilien (Opuseoli d'antorisiciliani, tom. IV, p. 97.— Bnsone da Gubbio , l’avventurosociciliano, p. 36 ). Les dialectes des autres provinces italiennes11e sontpas moins anciens. Indépendamment de ce que Dante en dit dans Y Éloquence vulgaire , et dflt documens publiés parMuratori et par d’autres eu ancien dialecte sarde [Muratoriantiq. ital., tom. II, col. io 5 i et seq.— Historiée patriæmonu -menta, Aug.-Taur., i 836 , in-fol., Chartarum, tom. I, col.84a, etc.), je possède quatre anciens manuscrits de poésies po-pulaires italiennes, écrites en divers patois. L’un d’eux, quiest de is 5 g, et qui est un livre de eonfrèrie , contient un grandnombre de poésies en patois de Bergame et de Brescia : elles
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