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Tome premier.
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crit (i). Les princes de la maison de Souabe cul-tivèrent la nouvelle poésie, et on leur doit la cé-lébrité des poésies des Siciliens, tandis que peut-être des poésies toscanes plus anciennes, maismoins illustres, ont été oubliées. Du reste, ilest possible aussi que les écrits de Ciullo d’Al-camo, de Ruggerone da Palermo, et des autres

montrent que ces dialectes n’ont pas sensiblement varié de-puis six siècles. Dans un autre, qui est du quatorzième siè-cle, et qui est également un livre de confrérie, il y a à-la-foisdes poésies en patois et en italien (Voyez aussi un petitpoème du treizième siècle en patois de Padoue , publié parl’abbé Brunacci, dans la Lezione (tingresso nelT Accademiadei Ricovrati, Venezia, 1759, in- 4 ).

(1) On voit que nous ne tenons pas compte ici de l’inscrip-tion Ubaldini ; mais était-elle contemporaine du fait dontelle devait conserver la mémoire? C’est ce qu’il est très diffi-cile d’affirmer : elle est d’ailleurs la plus barbare de toutesles poésies de cette époque ( Borghini, discorsi, Milano,1809 , 4 vol. in-8, tom. III, p. 42-45. — Orescimheni, sioriadélia volgar pocsia, vol. III, p. 6. — Voyez aussi Opusroliletterarii di Bologna, t. III, p. 337 et suiv). Au reste, l'ita-lien fut écrit en Provence un siècle avant le Dante : 011 con-naît la chanson qtie Rambaud de Vaquieras écrivit en pro-vençal, en italien, en français, en gascon et en espagnol {MBS. français de la Bibl. du roi, n° 7222. — Raynouard ,choix des poésies des Troubadours, Paris , 1816 et suiv.,6 vol. in-8, tom. V, p. 4>6- — Nostradama, rite de’ poéliprovenzali Ira dot le dal Crescimbcni, Roma, 1722, in- 4 ,p. 38).