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auteurs siciliens, aient été arrangés et modifiésplus tard par les copistes, lorsque la langue ita-lienne fut plus répandue (i). Quoi qu’il en soit,la formation d’une langue vulgaire, qui seulepouvait faire participer le peuple italien au dé-velopperaient de la civilisation moderne, étaitaussi nécessaire aux progrès des sciences qu’ellele fut à la production des chefs-d’œuvre de lalittérature italienne.
Le douzième siècle prépara tous les élémensnécessaires à la renaissance des lettres. Lesiècle suivant les développa. Les empereursde la maison de Souabe protégèrent les sa-vons, fondèrent de nouvelles universités, etagrandirent celles qui existaient déjà. Leurcour fut le rendez-vous de tous les hommes dis-tingués de leur temps; et Frédéric II sembla neprendre les armes contre les infidèles que pour
(i) On peut voir dans les l’oeti nntichi d’Allacci combieua été grande l’influença des copistes sur les textes des ancienspoètes italiens. Les sonnets de Folgore da san Girainiano,par exemple, qui était né à quelques lieues seulement de Flo-rence , paraissent écrits dans un patois barbare (Allacci, pocliantinhi, Napoli, i66r,in-8,p. 3i4).Ceuxde LapoZannifouGianni), de Florence , ont été encore plus défigurés ( Allacci,ibid., p. 4ot).