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sophie d’Aristote , qui alors se propagea rapide-ment en Europe , fut le signal d’un grand pro-grès de l’esprit humain. Etait-ce pour s’opposerà ce progrès, pour tenir perpétuellement leshommes sous le joug de la scolastique, que l’É-glise frappait alors le péripatétisme d’anathème,et faisait périr dans les flammes les disciplesdu grand Stagirite (i )? Quelques siècles plus tard,l’Église déclarait hérétiques ceux qui osaientprononcer le nom d’Académie (2); et lorsqueles doctrines d’Aristote ne furent plus un pro-grès, Giordano Bruno sur un bûcher, Galilée àgenoux devant l’inquisition, expiaient à Rome lecrime d’avoir osé les combattre.
Avec la philosophie d’Aristote et les sciencesdes Arabes, s’introduisaient en Europe les grandesdécouvertes chinoises. Ces découvertes nous ont-elles été données par les Mahométans qui les au-raient reçues des Indiens et des Chinois? ou bien,
(1) Duchesne, scriptores historiœ Francorum, Lut.-l'aris.,1736, 5 vol. in-fol., tom. V, p. 5i. — Mariette et Durand,thesatirus novusaneedotorum, Lut.-Paris., 1 7 16, 5 vol. in-fol.,tom IV, col. 166.
(2) Paulus tamen liæreticos eos pronunciavit qui nomenAcademiæ , vel serio , vcljoco, deinceps commemorarent. »(Plalina, de vitis ponlificum, S.L., 1664, in-12, p. 666).
I.