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comme quelques savans ont cru pouvoir l’avancer,ont-elles été apportées en Europe par les Mon-gols (i)? On sait que ces peuples, sortant tout-à-coup du néant, asservirent en peu d’années l’Asie ,firent trembler l’Europe , et rapprochèrent, parleurs prodigieuses conquêtes, deux systèmes decivilisation qui s’étaient développés séparémentaux extrémités opposées de l’ancien continent.Après avoir conçu le projet de faire de laChine entière un pâturage (2), après avoir me-nacé l’Occident de le replonger dans la barba-rie, ils finirent par favoriser le développementdes lumières, en introduisant en Europe l’élé-
(1) Abel Rémusat , mélang. asiat., tom. I, p.4o8-4‘2.—Mémoires de l’académie des inscript, et bell.-letl ., 2 e série,tom. VII, p. 4i5-i20. — Quanta la boussole, on verra dansle volume suivant qu’elle était connue en Europe avant l’ir-ruption des Mongols. Marco Polo parle, comme nous l'avonsdéjà indiqué , du papier-monnaie des Mongols, et il avait vudes gravures chinoises ( Baldclli, viaggi di Marco Polo ,tom. I, p. xx et 89, et tom. Il, p. 199 et suiv- — Ramusio,viaggi, tom. II, f. 29, 4°, >07). L’hypothèse qui fait dériverl’imprimerie de la Chine n’est pas nouvelle : outre les mis-sionnaires, Panciroli l’avait adoptée il y a déjà deux siècles(Panciroli,raccoltabreve,Ne nezia, 1612, in-4,p. 3go, lih. II,cap. 12), et plus récemment elle a été reproduite par Toaldo(Toaldo , saggio distudivcneli,Y enezia, 1782, in-8, p. 19 et 20).
(2} Gaubil , histoire de Gentchisean, p. 5i et 58.