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Tome premier.
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du Nouveau-Monde. Il a eu très probablement pourorigine le nombre des doigts de la main ; et M. deHumboldt a remarqué que non-seulement en Améri-que le nombre cinq s’exprimait généralement par lemême mot qui signifie main , mais qu’on pouvait faireun rapprochement analogue dans la langue persane.(Humboldt,vues des Cordillères,t.ïl, p. 235). Dans lesystème pentenaire, qui précéda chez les Grecs le sys-tème décimal, on écrivait la première lettre du motqui exprimait l’un des nombres i, 5, io, 5o, ioo; età l’aide de ces nombres on formait tous les autres (i .Quant aux systèmes de numération par quatre, partrois et par sept, ils se sont conservés encore aujour-d’hui ( au moins sous une forme composée J dans lesusages, de la vie commune. Nous trouvons mille exem-ples du système quaternaire dans des superstitionsgrossières et dans des mythes donton a perdu la signi-fication. La division de l’univers en quatre élémens,les quatre Ages du monde et les quatre tempéramensde l’homme; les huit jours du monde des Etrus-

nombre vingt ( Humboldt , vues des Cordillères , tom. II, p. a 3 1 1 ; ainsinon-seulement leur arithmétique était vigésimale, mais ils savaient quetous les autres uombres pouvaient s’exprimer à l’aide de ces chiffresélémentaires.

(i) Corsini, notas Grœcorum, Florent., 1749, in-fol., prolegom.,p. xxiii. — Raccolta d’opuscoli scientifici e filologici ( del P. Cala -gerà}, tom. X.LVIII, p. 104. — Voyez les manuscrits autographesde Saumaise , qui se conservent à la bibliothèque du roi ( Manuscritslatins , n° S709, p. g6, Àutograpkus Salmasii).

Ci.